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L'indécence du "Sarko-sionisme" 

exposée en trois épisodes

    Au bout de soixante années d'humiliation, de déracinement, de massacres et d'enfermement, la Palestine vient de subir une fois de plus une très grave agression de la part d'un État qui ne respecte aucune règle, aucune convention, et qui ne connaît plus le moindre sentiment d'humanité à l'égard de ceux qu'il désigne comme ses ennemis. Cette attaque fit des milliers de morts et de blessés sans que la "communauté internationale" - et en particulier son club atlantiste - ne s'en émeuvent outre mesure, elle si prompte habituellement à jouer les foudres de guerre contre d'autres "agresseurs" barrant la route de ses intérêts réels ou présumés (Milosevic, Saddam, Ahmadinejad...)
    Jamais la France ne s'est montrée aussi complice des exactions, des crimes régulièrement commis en Palestine et au Liban par Israël que depuis l'élection de M. Nicolas Sarkozy à la présidence de la République.
    Les Français, comme la plupart des Européens, par leur indifférence et leurs tergiversations, semblent cautionner dans leur majorité une telle attitude. L'éternel conflit entre Israël, les Arabes, et en particulier les Palestiniens, leur cause un sentiment d'impuissance et de lassitude, et on peut les comprendre, en partie. En partie seulement. On peut aussi chercher à les réveiller avant qu'une guerre qui n'est pas à priori la nôtre, ne le devienne en venant brutalement troubler la paix de leurs chaumières à coups de bombes, peut-être nucléaires, tombant sur leurs capitales, comme en brandit la menace le professeur israélien Martin van Creveld.  Vision apocalyptique ? Pas encore, pas tout de suite si ceux qui en ont les moyens en Europe et dans le reste du monde raisonnable se liguent pour désamorcer la guerre mondiale déjà en cours, pour désarmer les agresseurs, pour ne plus accepter le chantage permanent d'une communauté qui prétend avoir plus de droits, y compris celui de massacrer des innocents,  que toutes les autres. Pour exiger la justice et le respect des conventions internationales, pour sanctionner avec fermeté et sévérité le dernier État véritablement colonial de la planète et lui imposer la paix avant qu'il n'impose sa guerre à la planète. On n'attend rien moins d'une grande nation ni d'une l'Europe réunifiée, qui pourraient trouver là une grande politique commune autrement plus urgente et exaltante que celle de la régulation des quotas de pêche ou de la réduction des gaz à effet de serre.

    Les Français, les Européens n'ont pas voté pour ce que nous appelons le "Sarko-sionisme", nous en sommes sûrs.  Pas plus qu'ils n'ont voté pour que nos garçons aillent se faire tuer en Afghanistan dans une guerre injuste et sans issue au service d'intérêts étrangers. Il est temps de le dire et de le montrer. Il est temps d'amener en pleine lumière les connivences inadmissibles de la part  des dirigeants qui parlent et agissent au nom de nos peuples.

    Voici trois documents montrant l'ampleur de cette liaison dangereuse et la hauteur des menaces qu'elle implique.

    Le premier est une lettre d'Olivia Zemor, présidente (juive) de l'association CAPJPO-Europalestine, protestant contre l'envoi d'un bateau de guerre français aux côtés de la marine israélienne, juste après la participation de celle-ci a aux bombardements massifs des Gazaouis.

    Le deuxième est un vidéo-montage mettant en parallèle des scènes de massacre et l'indécent discours de M. Sarkozy lors d'une récente visite dans l'État hébreu, peu après les frappes massives contre le Liban et peu avant l'écrasement de Gaza sous les bombes.

    Le troisième enfin est le discours dans lequel le professeur van Creveld expose la capacité nucléaire d'Israël vis-à-vis de l'Europe, et dans laquelle, également, il se fait l'avocat impitoyable de l'expulsion de tous les Palestiniens de leurs terres ancestrales.

    On a du mal à croire que les récents bombardements massifs de civils à Gaza étaient, comme certains l'affirment,  une phase du grand nettoyage ethnique entrepris par les dirigeants sionistes à partir de 1948 et poursuivi sans relâche depuis lors,  et pourtant, en entendant de tels propos dans la bouche d'un éminent personnage en pleine possession de ses moyens, force est de reconnaître que cette hypothèse est plus que plausible.

Y.A.


(1)
De: Olivia Zemor <olivia.zemor@wanadoo.fr>
Objet: Infos CAPJPo-EuroPalestine du 26/1/2009
À: Undisclosed-Recipient:;@orange.fr
Date: Lundi 26 Janvier 2009, 22h47

Chères amies, Chers amis,
 
Vous avez sans doute appris l’envoi d’un navire de guerre français chargé de renforcer le siège de la bande de Gaza. En effet, Nicolas Sarkozy a dépêché la frégate porte-hélicoptère Germinal au large de Gaza, en réponse à une sollicitation des dirigeants israéliens, sous prétexte de prévenir la « contrebande d’armes » par voie maritime à destination de la bande de Gaza !
 
Comme si Israël, dont la marine contrôle facilement les trente kilomètres de côtes de Gaza, n’hésitant pas à couler la moindre barque de pêcheurs palestiniens, avait besoin de la marine tricolore ! Comme si la résistance palestinienne, celle du Hamas ou des autres groupes palestiniens présents dans la bande de Gaza, pouvaient acheminer des armes par la mer ! Il est clair que le déploiement de la frégate française n’a pas d’autre objet que de « mouiller » notre gouvernement dans son alignement sur Israël.
 
Sommes-nous d'accord pour laisser jouer à la France ce rôle de supplétif des étrangleurs israéliens ? Non ? Eh bien faisons-le savoir à la fois à Sarkozy et à tous les élus, dont l'avis n'a même pas été demandé sur le sujet, mais qui doivent exprimer leur désaccord. Rappelons-leur que la résistance à l'occupation est un droit, y compris par les armes, selon le droit international. Rappelons-leur aussi que lorsque les Palestiniens, expulsés, spoliés, assassinés, emprisonnés, affamés, bombardés, essaient de résister pacifiquement (contre le Mur ou aux check-points), ils se font matraquer, ârrêter et assassiner de la même manière par Israël. Rappelons-leur que c'est Israël qui refuse la paix, y compris quand le Hamas fait des propositions de paix. (voir à ce propos l'excellent article de l'universitaire américain, John Mearsheimer à ce sujet : http://www.europalestine.com/spip.php?article3688&var_recherche=mearsh et la vidéo de la conférence donnée par le Pr. Christophe Oberlin à son retour de Gaza : http://www.librairie-resistances.com/spip.php?article380 )
 
Dites-leur de cesser d'inverser les rôles, car nous ne sommes pas dupes. (Pour ceux qui souhaitent écrire à Sarkozy : http://www.elysee.fr/ecrire/  en cochant la rubrique "politique étrangère",  et à Kouchner : bernard.kouchner@diplomatie.gouv.fr )
 
Mais sans attendre que nos "représentants" veuillent bien nous représenter, chargeons-nous de lutter contre cette situation, en organisant ensemble le boycott d'Israël. Nous l'avons proclamé dans les rues ces dernières semaines. Il faut maintenant le mettre en pratique. Nous vous proposons d'unir nos forces pour cela. Nous en appelons à tous les partis, à tous les syndicats, à toutes les associations, pour lesquels le droit et la justice ont encore une signification, même s'ils ne se souviennent plus du boycott contre l'Afrique du Sud, qui a permis d'imposer la fin de l'apartheid.
A l'heure où les témoins qui ont enfin pu rentrer dans la Bande de Gaza racontent l'horreur subie, les ravages causés, et où l'on prend dans nos poches de contribuables pour envoyer des navires de guerre contre les Palestiniens, nous appelons tous ceux qui ont manifesté à nos côtés pendant plusieurs semaines à ne pas baisser la garde. Des actions d'envergure doivent être menées, tant sur le plan judiciaire, qu'en matière de boycott, et cela doit se faire de manière coordonnée.

Nous devons être plus nombreux pour plus d'efficacité dans les réponses à apporter. Nous vous convions à nous rejoindre, à nous aider, en fonction de vos possiblités. Si chacun fait sa part, nous pouvons obtenir des résultats spectaculaires. Déjà le gouvernement israélien a demandé à l'ensemble de ses officiers de ne pas voyager à l'étranger, en raison des nombreuses poursuites judiciaires engagées. Déjà, des entreprises qui collaborent avec Israël ont perdu des contrats. Et ce n'est pas fini.
Rejoignez-nous ! Contactez-nous : nous avons beaucoup de choses à vous proposer, comme nous en discuterons lors de notre prochaine assemblée générale à Paris, samedi prochain.
 
N'oubliez pas également de consulter notre site http://www.europalestine.com pour vous tenir au courant. Car le cessez-le-feu n'est ni la fin du blocus, ni la fin des grandes manoeuvres des criminels de guerre israéliens et de leurs complices. Ce n'est pas la fin non plus des initiatives prises dans le monde entier pour dire NON à cette impunité, mais au contraire le début, comme vous verrez. 
Amicalement,
CAPJPO-EuroPalestine


(2)  Le Sarko-sionisme comme vous ne l'avez jamais vu, en son et en image (6 minutes de vidéo) en cliquant  ici




(3)  Un nouveau Docteur Folamour ; le professeur israélien Martin van Creveld

Un Professeur israélien :
Nous avons les moyens de détruire n’importe quelle Capitale européenne.

Par Nadim Ladki

Source : alterinfo.net

http://iraqwar.mirror-world.ru/arti...

www.martinvancreveld.com/biography/

(IAP News) - Ce professeur et historien militaire israélien a laissé comprendre qu’Israël pourrait se venger l’holocauste en exterminant des millions d’Allemands et d’autres Européens.

Lors d’une interview publiée à Jérusalem vendredi, le professeur Martin Van Creveld a déclaré qu’Israël avait « la capacité d’atteindre la plupart des capitales européennes avec ses armes nucléaires ».

« Nous possédons plusieurs centaines d’ogives atomiques et de fusées et pouvons atteindre nos cibles dans toutes les azimuts, et même Rome. La plupart des capitales européennes font partie des cibles potentielles de notre Armée de l’air ».

Creveld, un Professeur d’Histoire militaire à l’Université hébraïque de Jérusalem, a précisé que la « déportation collective » par Israël était la seule stratégie efficace à appliquer aux Palestiniens.

« Les Palestiniens doivent tous être expulsés. Les gens qui luttent dans ce but (Le Gouvernement israélien) attendent simplement la venue de "la bonne personne au bon moment". Il y a seulement deux ans, 7 ou 8 % des Israéliens étaient d’avis que ce serait la meilleure solution, il y a deux mois c’était 33 %, et maintenant, selon un Sondage Gallup, le chiffre est de 44 % pour ».

Creveld a déclaré qu’il était sûr que le Premier ministre israélien Ariel Sharon avait déjà voulu expulser les Palestiniens.

« Je pense qu’il est tout à fait possible qu’il ait voulu le faire. Il voulait intensifier le conflit. Il savait que rien d’autre ne pourrait réussir ».

A la question de savoir « s’il s’inquiétait du fait qu’Israël deviendrait un état voyou s’il mettait en oeuvre une déportation génocidaire à l’encontre des Palestiniens, Creveld a cité les paroles de l’ancien Ministre israélien de la Défense Nationale, Moshe Dayan, qui avait déclaré "Qu’Israël devait être comme un chien enragé, trop dangereux pour qu’on le contrôle ».

Creveld soutient qu’Israël ne se soucie pas du fait de devenir un « état voyou ».

« Nos forces armées ne sont pas au trentième rang, mais aux deuxième ou troisième rang mondial. Nous avons la capacité de détruire le Monde avec nous. Et je peux vous assurer que cela arrivera avant qu’Israël ne disparaisse ».

http://www.iap.org

http://www.rense.com/general34/esde.htm

Martin van Creveld

Biographie

Martin van Creveld, Ancien professeur de l’Université hébraïque de Jérusalem, est un des auteurs leaders mondiaux sur l’histoire militaire et la stratégie, avec une spécialité sur les guerres du futur.

Il a écrit vingt ouvrages : “Supplying War” (1978), “Command in War” (1985), “The Transformation of War” (1991), “The Changing Face of War : Lessons of Combat from the Marne to Iraq” (2006), and “The Culture of War” (2008).). Il a aussi publié largement sur d’autres sujets, y compris des histoire sur les états, les femme et le Féminisme et l’Histoire américaine. Ces ouvrages ont été traduits en dix-sept langues.

Traduct Gilong.

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