"Ni droite, ni gauche, une nouvelle pensée globale !
Antoine Waechter
Conseiller municipal de Fulleren (Alsace), Antoine Waechter est le président-fondateur du M.E.I. (Mouvement écologiste indépendant). Il a été président de la Commission du développement régional d’aménagement du territoire du Parlement européen en tant que député européen de juillet 1989 à décembre 1991. Candidat écologiste à l’élection présidentielle de 1988 (3,77 %, soit 1 149 897 voix), il a voulu être candidat à l’élection présidentielle de 2002, mais il n’a pu obtenir que 152 parrainages sur un minimum obligatoire de 500.
Antoine
Waechter est l’auteur de plusieurs ouvrages, entre autres :
Vosges vivantes, avec Daniel Daske
(Éditions SAEP, 1972), Animaux
d’Alsace, avec Daniel Daske (Éditions
Mars et Mercure, 1974) et Dessine-moi
une planète. L’écologie, maintenant ou
jamais (Albin Michel, 1990).
L’Esprit
Européen
: Pouvez-vous, Monsieur Waechter, présenter
brièvement le Mouvement écologiste
indépendant ?
Antoine
Waechter : Le Mouvement
écologiste indépendant est
né d’un éclatement
des Verts en 1994, lorsque la Gauche prit le
pouvoir au sein de cette
organisation. Ses animateurs sont des écologistes
historiques, qui ont créé
l’écologie politique en France en
1973
- 74.
Le
Mouvement écologiste
indépendant défend un
écologisme affranchi des pensées
libérales et
socialistes, avec l’ambition de promouvoir une
société capable de privilégier
la Vie avant toutes autres considérations.
L’EE
:
Dans votre livre Dessine-moi une planète.
L’écologie, maintenant ou jamais,
vous écrivez que “ les
références de la pensée
écologiste n’ont aucune
parenté avec le socialisme ou avec le libéralisme
économique, dont les
partisans ont en commun la même foi dans les
capacités inépuisables de la
planète et dans un progrès technologique
salvateur, la même adhésion à un
économisme dominant et à une conception
matérialiste du bonheur, la même quête
de puissance ”. La pensée écologiste
est-elle la théorie du XXIe
siècle ?
A.W.
:
La pensée écologiste est, en effet, au XXIe
siècle ce qu’est la pensée
socialiste au XIXe siècle et le
libéralisme économique au XXe
siècle.
L’EE
:
En quoi votre vision de l’écologie
diffère-t-elle de celle des partis Verts
européens dont certains participent à
l’action gouvernementale ?
A.W.
:
La majorité des partis Verts est
culturellement à Gauche : ce parti réduit
l’écologisme à sa dimension
environnementale, considère qu’il est plus
important de devenir ministre que de convaincre l’opinion
publique, privilégie
les conflits sociaux au détriment d’une recherche
d’adhésion majoritaire
de l’opinion, et rêve de construire une
troisième Gauche.
Notre
priorité est
de diffuser une culture (sensibilité) écologiste,
de convaincre tous les
citoyens, que leur origine soit de Droite ou de Gauche, de donner une
traduction
politique à cette culture, en privilégiant le
vivant et la non violence, en
refusant les manichéismes. Notre ambition est de construire
une force politique
faisant de l’écologisme une pensée
politique globale capable de fidéliser
un électorat croissant.
L’EE
: Si on dit que votre conception de l’écologie est
“ postmoderne ”,
comment réagissez-vous ?
A.W.
:
L’écologisme est “ postmoderne
” si l’on identifie le modernisme à la
volonté qu’ont manifestée les
sociétés industrielles dans la
deuxième
moitié du XXe siècle de
domestiquer la totalité du monde.
L’EE
: Le militant écologiste que vous êtes est
favorable à l’Europe
fédérale
des peuples et des régions. S’agit-il pour vous
d’un moyen de conserver les
derniers territoires / pays / terroirs dont vous déplorez la
disparition ?
A.W.
:
Le mouvement irréversible d’intégration
dans un système d’échanges
mondialisé doit être compensé par un
renforcement des pouvoirs locaux, pour
que chaque population puisse conserver la maîtrise de son
destin et son identité.
L’EE
:
Mais alors quid de la France et des autres États-nations
européens ?
A.W.
:
Ce fédéralisme se dessine comme une
poupée gigogne, où
s’emboîtent cinq
niveaux institutionnels : la commune, la région, la nation,
la communauté
européenne (pour ce qui nous concerne) et, demain, un organe
politique de coopération
au niveau mondial.
La
subsidiarité est
le principe qui règle les relations entre ces
différents niveaux.
L’EE
:
Que répondez-vous à ceux qui se demandent
“ Pourquoi l’Europe et pour quoi faire
”
?
A.W.
:
L’Europe est aujourd’hui indispensable pour
gérer les ressources
transnationales (océan, oiseaux migrateurs, air,
fleuves…), apporter une réponse
pertinente aux défis comme la dérive climatique
ou la persistance des tensions
internationales, harmoniser les politiques sociales pour
éviter les distorsions
de concurrence et les délocalisations
d’activités, protéger notre
agriculture…
L’EE
:
Dans votre ouvrage, vous citez aussi le penseur
fédéraliste Yann Fouéré,
auteur du célèbre L’Europe
aux cent drapeaux (1968). Cela veut-il dire que
l’écologie peut faire bon ménage avec
le fédéralisme, voire le régionalisme
si l’on se réfère aux écrits
de l’écrivain écologiste Bernard
Charbonneau (Sauvez nos régions.
Écologie et sociétés locales, Sang de
la
Terre, 1991) ?
A.W.
:
Un écologiste ne peut être que
régionaliste, européen et mondialiste.
L’EE
: Huit ans après l’adoption du traité
de Maastricht, quelques années après
la ratification du traité d’Amsterdam et
après le calamiteux sommet de Nice,
quel bilan faîtes-vous de la construction
européenne ?
A.W.
:
Seule une Europe politique peut remplir les missions que nous attendons
de ce
niveau institutionnel. Or l’Europe économique
s’affirme alors que l’Europe
politique ne progresse guère. Les personnalités
capables d’incarner une
vision communautaire sans se couper de leur base nationale sont encore
trop
rares pour qu’émerge une Europe
cohérente.
L’EE
: Quelle doit
être la priorité de
l’Union européenne :
l’approfondissement, c’est-à-dire la
réforme de
ses institutions, ou bien l’élargissement aux
États candidats ?
A.W.
:
L’Union européenne doit prendre le temps de
construire son identité
culturelle et politique. Une pause dans
l’élargissement me paraît
nécessaire
: à chaque fois que nous repoussons les limites de
l’Union, nous
affaiblissons sa capacité à développer
des institutions démocratiques et à
s’affirmer politiquement. Comment éviter
qu’un Parlement pléthorique ne
devienne qu’une chambre
d’enregistrement
? Comment faire fonctionner une assemblée où
s’expriment 10, voire 15
langues officielles ?
L’EE
: Pour vous,
où s’arrête le
continent européen ? Aux marches orientales de la Pologne ?
A l’Oural ? Au détroit
de Béring ? La Turquie est-elle européenne ?
A-t-elle vocation à rejoindre
l’Union européenne ? Et la Russie ?
A.W.
:
L’Europe politique doit correspondre à un espace
qui a des racines
culturelles communes. L’intégration de la Russie
signifierait un élargissement
à une partie de l’Asie : cela n’a pas de
sens. La même interrogation se
pose pour la Turquie. Pour des raisons différentes,
politiques notamment,
l’adhésion de la Biélorussie et de
l’Ukraine ne sera sans doute pas à
l’ordre du jour avant de nombreuses décennies.
L’EE
: La France
fête vingt années de
décentralisation administrative. Vos impressions sur les
lois Defferre et leurs
conséquences ?
A.W.
:
Les lois Defferre ont constitué une avancée, la
première étape d’un
processus inachevé. Mais la décentralisation a
laissé les élus locaux entre
eux et n’a pas atténué
l’extrême personnalisation des exécutifs
: elle a
ainsi favorisé la corruption. Aucun des lieux de
débat institués par le législateur
pour réguler les choix en matière
d’affectation des sols n’a fonctionné :
la décentralisation exigeait l’instauration du
mode de scrutin proportionnel
pour constituer les assemblées locales et du
référendum d’initiative
populaire pour permettre le contrôle des décisions
par les citoyens.
L’EE
: Ne pensez-vous
pas que la décentralisation
soit viciée par les habitudes centralisatrices de
l’administration et le
cumul quasi-systématique d’un mandat local avec un
mandat national ?
A.W.
:
L’État doit jouer son rôle
d’arbitre et de contrôle : j’applaudis
les
fonctionnaires qui appliquent courageusement les lois de la
République dans ce
contexte difficile où l’État
n’a plus la tutelle mais où subsiste cette
culture bien française de faire de
l’administration d’État le responsable
de tout ce qui ne va pas localement. Aucune architecture
institutionnelle ne
suppléera à l’exigence de
qualité des hommes et des femmes qui gèrent les
affaires publiques.
Le
cumul des mandats
est pervers lorsqu’il crée une relation de
dépendance entre deux niveaux
institutionnels (le mandat de sénateur ne devrait
être cumulable avec aucun
autre) ou lorsque l’exercice des mandats cumulés
exige plus d’un temps
plein. Dans ce dernier cas, l’élu
délègue ses prérogatives à
des
administrateurs. La fonction de ministre ne doit être
cumulable avec aucune
autre.
L’EE
:
Afin de résoudre le problème corse,
le gouvernement de Lionel Jospin
proposait d’accorder une véritable autonomie
à l’Ile de Beauté. Vos
impressions ? Exigez-vous la même chose pour les autres
régions françaises
dont l’Alsace ?
A.W.
:
Le projet corse de Lionel Jospin a pris le risque de
n’être qu’une machine
à frustrer les nationalistes : sa principale disposition, la
possibilité
d’adapter les lois nationales au contexte local,
était compliquée à mettre
en œuvre et son application fut reportée au
lendemain d’une année électorale
qui menaçait de tout remettre en cause. Il est apparu pour
ce qu’il était :
la réponse d’un gouvernement jacobin qui
souhaitait se débarrasser d’un
dossier difficile.
Le
problème corse
doit être abordé dans le cadre d’une
réforme générale des institutions
françaises, en accordant un pouvoir réglementaire
à toutes les régions,
notamment dans les domaines de la culture, de la gestion du territoire,
des
transports régionaux, de l’environnement, de la
fiscalité locale, de la coopération
transfrontalière… L’Alsace est, bien
entendu, demandeuse d’un tel
transfert de responsabilité.
L’EE
:
La décentralisation à la
française ne favorise-t-elle pas finalement
une centralisation régionale, “ Mulhouse et le
désert alsacien ” au lieu
de “ Paris et le désert français
” ?
A.W.
:
Ce n’est pas la décentralisation qui favorise la
centralisation régionale,
mais la copie, au niveau local, du modèle national.
C’est la planification
nationale, notamment au travers du rapport Guichard et de la loi Pasqua
d’aménagement
du territoire, qui adopte comme stratégie le
développement de pôles urbains
de dimension européenne. Dominique Voynet n’a pas
modifié cette orientation.
Les investissements de l’État, abondé
par les investissements régionaux
dans le cadre des contrats de plan, confortent la croissance de
Strasbourg,
Toulouse, Lyon, Marseille, Montpellier, Lille…
L’EE
: Est-ce, pour
vous, le
commencement d’une future République
fédérale française ? Et y seriez-vous
favorable ?
A.W.
:
La France est le dernier pays européen avec la
Grèce à ne pas s’être
engagé
dans un processus fédéral.
L’émergence de régions adultes et donc
co-responsables de leur destin n’est pas de nature
à menacer l’unité du
pays, mais, bien au contraire, à conforter
l’identité nationale dans la
diversité de ses provinces.
L’EE
: Que vous a
inspiré le débat sur
la Charte européenne des langues régionales et
minoritaires ?
A.W.
:
Le débat sur la Charte européenne des langues
régionales et minoritaires a
révélé,
une fois de plus, la persistance d’une très forte
culture jacobine dans ce
pays. La règle doit être la liberté de
s’exprimer dans les langues de son
choix et il faut donner à chacun la possibilité
d’accéder à cette liberté.
Le parler participe à l’âme
d’une région.
L’EE
:
Que répondez-vous aux souverainistes
français quand ils accusent les régionalistes
de vouloir jouer Bruxelles contre Paris ? Maints exemples ne
montrent-ils pas
que la technocratie bruxelloise est toute aussi centralisatrice que la
parisienne (uniformisation des plaques d’immatriculation,
suppression des
marchés locaux pittoresques, etc…) ?
N’est-ce pas là un risque, pour le
régionalisme
(ou le fédéralisme), de tomber de Charybde en
Scylla ?
A.W.
:
Toute délégation de pouvoir vers le haut doit
être compensé par une
délégation
vers le bas. L’émergence de régions
fortes est la contrepartie de l’émergence
politique et économique de l’Europe.
L’État perd une partie de ses
prérogatives,
mais il ne doit pas disparaître pour autant car il correspond
à une échelle
d’identité au moins deux fois
millénaire.
La
construction
européenne doit préciser avec beaucoup de soin la
répartition des rôles
entre les régions, les États et l’Union
et il appartient à chaque niveau de
faire respecter la règle de subsidiarité. Une
cour européenne de justice
administrative doit pouvoir trancher les contentieux dans ce domaine.
L’EE
: Comment
expliquez-vous le réveil
des revendications régionalistes en Europe occidentale
(Flandre, Écosse, Pays
basque, Savoie, Italie du Nord, etc…) ?
A.W.
:
La constitution des États-nations à la fin du
Moyen Âge est un moment de
l’Histoire. L’État a permis de sortir
des crises frumentaires. Sa grande
supériorité sur le système
féodal réside dans sa capacité
à mobiliser des
hommes et de l’argent. L’organisation
étatique a fait plus, au cours des
cinq derniers siècles, que le progrès
technologique.
Mais
cette période
s’achève. Le rôle des
États-nations diminue depuis le tournant du XXe
siècle
et diminuera encore au profit d’autres niveaux
institutionnels, les Régions,
l’Europe et le Monde.
Le
réveil des
revendications régionalistes est une réponse aux
menaces que fait peser la
mondialisation sur les repères individuels et collectifs.
L’EE
: Par
l’affirmation péremptoire
des entreprises transnationales et l’accroissement des
migrations
intercontinentales de peuplement, la mondialisation ne
représente-t-elle pas
une menace pour les identités régionales,
nationales et européenne ?
A.W.
:
La mondialisation fait courir ce risque. Le renforcement des
régions ne suffira
pas à le contrer. Les États et l’Union
européenne sont mieux armés pour
assurer la défense des identités et surtout la
maîtrise démocratique des
processus économiques et démographiques
planétaires.
L’EE
: Y a-t-il une réponse écologiste à
ces enjeux planétaires ?
A.W.
:
La stabilisation de la démographie planétaire est
un thème prioritaire des écologistes
: les réponses s’expriment en termes
d’émancipation de la femme et
d’évolution
des perspectives existentielles dans les pays tiers
(dépassement des économies
de survie). La stabilisation de la démographie
régionale, qui signifie une répartition
équilibrée de la population à
l’échelle nationale et planétaire,
suppose
une politique volontariste de répartition des
activités, une relocalisation
des échanges économiques vitaux et le
renforcement des processus de coopération
entre nations et entre unions continentales.
L’EE
: Vous sentez-vous proche du combat de José Bové
contre la
“ MacDomination ” ? La “
culture ” américaine ne menace-t-elle
pas la diversité culturelle de notre continent ?
A.W.
:
Oui. Le combat de José Bové est juste, dans la
mesure où il revendique la prééminence
des exigences humaines dans la production alimentaire sur les exigences
du marché
planétaire et des spéculateurs.
L’EE
: Pour vous, la chasse, l’agriculture, la ruralité
et l’écologie
sont-elles de la compétence des régions, des
États ou de l’Union européenne
?
A.W.
:
Oui, avec des niveaux d’intervention
différenciés. L’élaboration
des
plans de chasse est de la compétence régionale;
l’organisation des
institutions de la chasse relève du niveau national; la
gestion et la
protection des populations d’oiseaux migrateurs ne peuvent
être assumées
qu’à l’échelle
européenne. L’agriculture, la ruralité,
la protection
de la nature et de l’environnement relèvent des
mêmes logiques.
L’EE
: L’opinion a l’impression qu’il existe
un antagonisme radical entre les
écologistes et les chasseurs. Mais cette rivalité
n’était-elle pas en fait
artificielle, la défense de la chasse passant
inévitablement par la protection
des espaces naturels ?
A.W.
:
Les écologistes ne s’opposent qu’aux
chasseurs excessifs, voire extrémistes,
à ceux qui pratiquent le tir des oiseaux migrateurs, aux
porteurs de fusil qui
sont arrogants face aux non-chasseurs. De fait, les conflits existent
surtout
dans l’Ouest du pays, sur le littoral, et sur quelques points
de passages
migratoires. À l’est, les difficultés
naissent de l’opposition des
chasseurs au retour des grands prédateurs, le lynx et le
loup, considérés
comme des concurrents. Le chasseur a du mal à accepter un
rôle modeste dans
l’équilibre des populations animales. Gardons-nous
cependant d’une généralisation
abusive : les chasseurs sont divers dans leur approche de la nature.
L’EE
:
L’avenir ne serait-il pas à une pensée
environnementale européenne unissant
face au productivisme et à l’uniformisation
écologistes et chasseurs ?
A.W.
:
Les chasseurs sont des usagers de la nature, au même titre
que les pêcheurs,
les promeneurs, les agriculteurs, les éleveurs…
Tout le monde est concerné.
Les évolutions culturelles se font d’ailleurs plus
rapidement chez les
nouveaux ruraux et les habitants des petites villes que chez ceux qui
ont un intérêt
direct à l’exploitation de la nature. Mais, il est
vrai que les chasseurs ont
intérêt à ce que les habitats naturels
soient préservés, voire restaurés,
ce qui devrait être un point de convergence avec les
environnementalistes.
L’EE
: A votre avis, le déclin de l’Europe est-il
irrémédiable ?
A.W.
:
Mesurée au poids démographique, voire
économique, la prééminence de
l’Europe
est inéluctablement condamnée. Comme
référence sur les terrains de la
culture, de la lutte contre la barbarie et pour la défense
de la planète, l’Europe
restera en pointe pendant longtemps encore. Je ne vois pas que des
inconvénients
à cette évolution : la France et
l’Europe conserveront leur influence par
leur rayonnement sur des terrains moins conflictuels que le militaire
et le
marché planétaire.
L’EE
: Le Mouvement écologiste indépendant
a-t-il des contacts avec d’autres
associations écologistes (ou régionalistes ou
fédéralistes) françaises et /
ou européennes ?
A.W.
:
Le Mouvement écologiste indépendant
a des contacts, en France, avec diverses
formations régionalistes françaises et, dans le
Monde, avec des partis écologistes
indépendants, notamment en Allemagne, aux
États-Unis, au Sénégal…
Propos recueillis par Maximilien Malirois