sempiternelle guerre civile entre patrons et ouvriers -ou
ce
qu'il en reste ! Mais c'est aussi le jour du muguet, petit porte
-bonheur du printemps devenu une affaire commerciale comme la Saint
Valentin, la fête des mères et d'autres célébrations désacralisées,
pâles copies de ce qu'étaient les grandes fêtes païennes encore
vivantes voici quelques décennies sous le vernis d'un e modernité
catho-laïque de plus en plus désenchantée.
Bélénos,
l'Apollon celte qui apporte la lumière du soleil revenu. On y allumait
des grands feux, préfiguration de ceux du prochain solstice, point
culminant de l'été. On y faisait la ronde sous l'arbre de Mai (Maia =
grande déesse printanière) en tressant soigneusement les rubans
multicolores qui ondulaient du faîte du pilier solaire, l'arbre de vie
dressé pour l'occasion.
s'ébrouaient
les jeunes-gens, aux gigues et gavottes venues du plus lointain passé.
Puis on entamait le joyeux déjeuner sur l'herbe où se retrouvait toute
une communauté au sortir d'un rude hiver qui confinait les familles
autour du foyer, blotties au fond de leurs chaumières...

Kate,
à Marie des Bois, à nos belles musiciennes et chanteuses, Estelle,
Marjorie et Diane, à notre baldomérienne Epona, à la sorcière aux mille contes prénommée Pierre et à
son émerite biographe Anne, car si Mars était le temps de la guerre,
Avril (Aphrodite) et Mai (Maia) sont voués à Vénus et à la Magna Mater,
sources d'amour, de nourriture et de vie...