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Facebook et Twitter, instruments
de la cybersubversion usaméricaine



   La cybersubversion s'ajoute à la manipulation médiatique traditionnelle comme nouvelle forme de guerre subversive mise en place par l'Empire usaméricain pour renverser les régimes récalcitrants.
    l'Iran de Ahmadinedjad, le Venezuela de Hugo Chavez et la Bolivie de Evo Morales -qui, comme son confrère en Résistance
iranien, vient d'être triomphalement réélu par son peuple au grand dam de Washington- sont en première ligne face à ces redoutables  manoeuvres. L'efficacité de ces méthodes tient à ce que dans les pays émergents où elles sont employées, elles ne s'adressent pas aux vieilles générations au pouvoir, qui, dans une très large mesure, restent à l'écart des nouvelles technologies de l'information, mais aux jeunes générations récalcitrantes et désireuses de secouer le joug parental et tribal. Le premier réflexe de ces jeunes-gens déboussolés, face à la misère relative et au conservatisme de leurs parents, est de se réunir au cybercafé,  d'acquérir , quand ils le peuvent, un ordinateur et un téléphone portable, de converser secrètement grâce à ces outils magiques avec leurs égaux et de préparer "le monde nouveau" qu'on leur promet et qui ressemble furieusement à l'"american dream" encore très populaire dans le Tiers-monde (les riches fondations yankees et leurs subventions massives y veillent) en dépit de la crise actuelle.  Car avec les appareils miraculeux, c'est toute une idéologie glamour qui circule et s'échange : celle d'un individualisme sans borne qui semble rimer avec la liberté. Qui semble seulement, jusqu'à ce que les cruelles réalités de l'exploitation capitaliste du monde se mettent à peser de toute leur force sur les fragiles épaules de ces jeunes-gens naïfs... Mais alors il est trop tard : ils ont rompu les liens protecteurs du clan familial. Ils ont contribué à la guerre civiles que la cybersubversion a implanté chez eux. Ils sont peut-être parvenus à renverser un tyran à l'ancienne, qui leur semblait si pesamment démodé, mais ce n'est que pour lui substituer la nouvelle tyrannie globale dont il leur sera beaucoup plus difficile de se débarrasser...
   Difficile, certes, mais pas impossible, car les nouvelles technologies de l'hyper-information (et de la désinformation) peuvent se retourner à tout moment contre leurs concepteurs comme elles ont commencé à le faire dans les pays "développés" où les nombreux réseaux anti-conformistes parviennent, modestement mais indéniablement, à contrebalancer la pensée unique occidentaliste et, parfois, à infléchir le résultat des élections, des votations, des manifestations de masse dans un sens contraire aux souhaits de l'hyper-classe politique, médiatique et financière.
   Dans l'esprit européen qui est le nôtre, dans l'esprit d'un monde désaméricanisé et désoccidentalisé où la globalité ne peut se concevoir que comme l'interaction de communautés souveraines distinctes et fières de leurs racines plutôt que comme la fusion universelle au sein d'un grand marché aux mains des intérêts transnationaux à dominante usaméricaine nous encourageons un retournement dans ce sens.
On aimerait que le slogan "follow us" de Twitter ne se traduise pas sytématiquement par le "follow US" des pseudo-révolutions colorées...

Mais nous n'en sommes pas encore là. Cybersubversion et cybersurveillance ont encore de belles heures devant elles, comme le démontre l'excellente information recueillie par Eva Golinger, traduite par Chloé Meier pour Investig’Action et diffusée, entre autres, par le site suisse Horizons et Débats
dont nous reproduisons ci-dessous le récent article.






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