Le totalitarisme cosmopolite du monde de l’avoir
est désormais gravement malade…
Qu’il crève et qu’enfin vive la passion de l’être…
Gustave
Lefrançais
| Voici une
critique de fond de la crise
actuelle, ou plutôt un commentaire sur ce que nous pouvons
penser et
faire après la crise, non pas pour réparer les
dégâts et remettre en
selle les chevaliers de la finance, les politiciens véreux
et autres
banksters qui ont mené les peuples du monde vers le grand
désordre
actuel, mais pour nous reprendre en mains, et en esprit,
nous-mêmes, et
changer de
monde au lieu de continuer à nous faire croire que nous
pourrons changer le
monde. Son auteur, philosophe marxiste, nietzschéen et heideggerien, affectionne l'anonymat. Lorsqu'on insiste, il signe Gustave Lefrançais, "du nom de ce communard radical qui dénonça par avance toutes les complémentarités insidieudes qui font de la droite et de la gauche, les deux articulations inter-actives de l'échiquier politique de la servitude marchande..." Et il ajoute ; "Loin des théatralités narcissiques du spectacle de l'imposture, je pense qu'après Hegel, Marx et Heidegger, tout le substantiel a été dit et qu'il ne s'agit plus désormais que d'effectuer la répétition de l'essentiel, en une critique impersonnelle et anti-aliénatoire qui ne saurait donc supporter la signature individualiste....puisque si la critique signale le vrai, elle n'invente rien et ne fait que rendre compte du mouvement réel de l'histoire..." Dernière précision, pour camper ce personnage évanescent : il est l'auteur de la remarquable Critique de la société de l'indistinction dont nous avons présenté la recension dans nos pages voici un an. |
« Le
capital ressent toute limite comme une entrave, et la surmonte
idéalement, mais
il ne l’a pas pour autant surmontée en
réalité : comme chacune de ces
limites est en opposition avec la dé-mesure inhérente au
capital, sa
production se meut dans des contradictions constamment
surmontées, mais tout
aussi constamment recréées. Il y a plus.
L’universalité à laquelle il tend
inlassablement
trouve des limites dans sa propre nature qui, à un certain
niveau de son
évolution, révèlent qu’il
est lui-même l’entrave la plus grande à
cette
tendance, et le poussent donc à sa propre
abolition. »
Marx,
Fondements de la critique de l’économie politique,
Chapitre du
Capital.
N’en
déplaise aux experts qui ne sont rien d’autre que
des spécialistes incultes de
la légitimation de l’hégémonie
du fallacieux, Marx ( qu’ils n’ont jamais
lu ou seulement feuilleté à
l’envers !) n’a pas décrit le
fonctionnement
du capitalisme du XIX°
siècle, il a dressé sa nécrologie
pour le temps
présent en démontrant en quoi le règne
autocratique de la marchandise
produirait infailliblement
les
conditions matérielles de
son auto-dissolution.
L’écroulement
mondial progressif du système monétaire, bancaire
et financier a enfin
commencé…C’est le retour de Marx et de
la réalité vivante dont témoigne
brillamment la critique de l’économie
politique laquelle démontre
l’inanité absolue de toutes les pitoyables mythologies
régulationnistes de
l’argent qui,
de l’extrême
droite à l’extrême gauche du capital,
s’imaginent pouvoir contrôler
l’ingérable
contradiction explosive qui fonde l’inévitable
disproportion grandissante entre
la production réelle et la fantasmagorie
monétaire.
La
distinction radicale établie par Marx entre valeur
d’échange et valeur d’usage
est là
une clef essentielle pour
comprendre le spectacle social des perpétuelles errances de
la falsification
marchande.
En
tant
que valeurs, toutes les marchandises ne sont que du
travail humain
cristallisé par l’exploitation et la
valeur d’une marchandise est
déterminée par le temps de travail social moyen
nécessaire à sa production.
Seul le travail humain domestiqué produit de la valeur
puisque la valeur
indirectement transmise aux marchandises produite par le mouvement des
machines
ne fait que rendre compte du temps de travail humain qui fut
préalablement
nécessaire pour justement fabriquer ces dernières.
Chaque
entité capitaliste devant
accroître, par l’innovation technologique, ses
capacités concurrentielles pour
obtenir un avantage sur ses rivaux, Il s'ensuit obligatoirement
qu’il y a
inéluctable substitution croissante du travail
mort machinique au travail
vivant ouvrier, ce qui a pour conséquence
d’enclencher une implacable
baisse tendancielle du taux de profit qui provoque des crises de plus
en plus
ravageuses sur un marché toujours plus saturé.
En
effet, l’idole capitaliste du profit
nécessairement illimité finit toujours par
buter sur les limites objectives du marché des
solvabilités réelles à mesure
que la baisse du taux de profit conduit à toujours produire
davantage pour
compenser en quantité l’inexorable baisse
qualitative de valeur contenue en
chaque marchandise.
Le
capitalisme est capable de répondre à tous les
besoins humains qu’il colonise
pernicieusement en leurs multiples usages possibles
mais c’est à
l’unique condition que ceux-ci passent d’abord tout
entier sous les fourches
caudines de la dé-naturation, de
la marchandisation et
du
profit.
La
contradiction essentielle de la domination capitaliste
en la crise spectaculaire
contemporaine, c’est que la dictature
illimitée de la valeur
d’échange ayant réussi
à s’asservir toutes les valeurs d’usage
a créé - par
la domination totalement réalisée de sa
gigantesque sur-production
- l’impossibilité même de
poursuivre
l’expansion de son mensonge autrement que par
l’illusoire généralisation des
mirages du crédit.
Et
lorsque l’économie du crédit atteint
désormais le point
de contradiction où le crédit de
l’économie se dévoile comme immense
accumulation fétichiste de faux-semblants,
la gigantesque anticipation magique
de plus-value escompté se révélant
comme monstrueux simulacre, la finance de
l’effondrement masqué ne peut plus se transformer
qu’en effondrement de la finance
démasquée.
Les contrefaçons
et camouflages, toujours plus
nombreux, diversifiés et affinés que la dictature
démocratique du marché répand
quotidiennement et mondialement en un vaste et permanent spectacle
aliénatoire
ne parviennent pourtant pas à masquer la
vérité : le monde
d’aujourd’hui est le
contraire de la vie humaine, il est le triomphe de l’homme
sans qualité et
la consécration du quantitatif comme occupation totale de la
vie sociale.
Ce monde se divise stratégiquement en deux classes historiques fondamentalement antagonistes qui voient tourner et fluctuer autour d’elles des couches sociales intermédiaires sans autonomie et, pour l’heure, il est manifeste que ces deux classes ne sont toujours pas encore entrées en conflit ouvert l'une contre l'autre.
La
première ;
c’est
la classe capitaliste mondiale qui après avoir
liquidé les vieilles
bourgeoisies traditionnelles gère la puissance anonyme et
nomade d’un capital
de plus en plus fictif au royaume de plus en plus infect des fictions
mondialistes
de la finance industrielle. Elle est la classe de la tyrannie
de l’avoir en
développement infini ; la
société des droits de l’homme
est la
société de ses affaires car celle-ci
représente l’apogée de la libre et
narcissique consommation du paraître et de la possession.
Aujourd'hui,
la classe
capitaliste est malade d’angoisse: elle s’affole
devant des amoncellements de
richesses tout aussi considérables
qu’irréels. Elle sent venir sans
d’ailleurs pouvoir la comprendre la grande
catastrophe que le délire monétaire a
préparé en accélérant la
crise qu’il
devait retarder à mesure que l’accumulation des prêts
a abouti à
hypothéquer toute production.
Plus la surproduction s’intensifie, plus la production du crédit retire tout crédit à la production elle-même tandis que s’effondre progressivement toute la fiction d’un capital construit tout entier sur l’intoxication, l’altération et le maquillage.
Les
faux actifs pourris
deviennent des passifs de vraie pourriture
accélérée sur les places
financières
du monde entier, et du jour au lendemain le système de
l’économie planétaire du
contrefait peut s'auto-anéantir
à la suite d'un krach boursier où les
pendules de la dette seraient remises à l’heure de
la vérité historique.
La
classe capitaliste mondiale
s’apprête ici à subir là la
plus grande crise qu'elle n'ait jamais connue car
tout aujourd'hui joue à dés-ordonner
l’ordre du temps-marchandise qui a
exproprié chaque homme de sa propre vie pour que la
consommation de la
marchandise se matérialise en réalisation
terrestre de l’enfer.
L'époque
actuelle, apogée de
l’humanisme de la marchandise, a voulu faire de chacun un
simple objet
d’échange et de désir
chosifié. Elle nous offre ainsi la preuve permanente que
la classe capitaliste est la classe de l'organisation de la
mort généralisée.
Rien
ne pourra mettre fin à son
règne si ce n’est la puissance de la
révolution par laquelle le prolétariat
affirmera qu’il veut cesser d’être misérable
chair à rendement
dans les prisons de la raison marchande.
Le Prolétariat, seconde classe historique du devenir présent, est, lui, le rapport social de l’existence de l’être réquisitionné par le despotisme de l’acquérir. C’est l'ensemble des hommes contraints de fournir le travail vivant dont la domination par le travail machiniquel’abondance de la réification. constitue le rapport de production appelé capital lequel ne peut vivre qu’en tuant la vie dans l’abondance de la réification.
Le
prolétariat
regroupe,
dans les pays industrialisés, l'immense
majorité de la population et il ne cesse partout de
croître,
proportionnellement aux extensions du développement de
l'économie marchande.
Tout
prolétaire est contraint,
pour survivre, de vendre sa force de travail sur le marché
démocratique des
biens échangés qui
interne toute satisfaction dans le commerce des choses.
Qu'il
soit ouvrier, employé ou
même chômeur, le prolétaire est contraint
de se soumettre aux impératifs d’obscénité
quantitativiste
que
lui dicte la classe
capitaliste : en tant que producteur il édifie
l’unité misérable du monde de la
fausse vie, comme consommateur,
il a pour fonction d'écouler la part de
production et d’hallucination
sociale qui lui revient dans l'unique but d’immortaliser la religion
de
l’accumulation.
Le
Prolétariat se définit de la
sorte comme la
classe historique de
ceux qui n'ont aucun pouvoir sur l'emploi de leur
existence, n’en ont
pas encore une claire conscience même
s’ils peuvent en avoir un instinct ambigu
et qui s’émanciperont de la
société de la vérité
invertie lorsqu’ils effectueront la
révolution sociale anti-étatique qui ne pourra
s’accomplir qu’à titre humain.
Voilà des siècles que prolongeant d’autres siècles de jacqueries paysannes contre la marchandisation du monde, le prolétariat mène la guerre sociale contre l’omni-présence interminable des faussetés de l’achat et de la vente en ne rencontrant finalement que défaites après débâcles.
Écrasé militairement ou désemparé socialement, de la Commune de Paris à la Commune de Kronstadt, des barricades de 1848 au torpillage massif des grèves de 36 et de 68, le prolétariat a constamment vu ses luttes se retourner contre lui dés lors que celles-ci demeuraient encore prisonnières des idéologies du monde qu’elles prétendaient dépasser et que reproduisaient activement tous les polices politiques et syndicales qui prétendaient parler en son nom afin de le mieux faire taire.
Toutes les organisations de gauche ( social-démocrates ou léninistes) qui ont passé la totalité de leur durée historique à encadrer et saboter les luttes ainsi que leurs larbins gauchistes (trotskistes, maoïstes et libertaires), ne constituent rien d’autre que la gauche de l’appareil politique du capital, fraction pleinement complémentaire et indissociable de la droite puisqu’ensemble ils représentent l’agencement unitaire des contrariétés de l’appareil d’Etat à partir duquel peut se développer la maintenance et la modernisation des mystifications sociales.
Aujourd’hui,
le prolétariat est ainsi massivement
précarisé, atomisé et
perdu en un
lui-même réécrit de travers
puisque le rapport social de la domination
de l’argent règne sans partage sur le monde de
l’in-conscience démocratique et
que le spectacle universel du fétichisme de la
marchandise a envahi tous
les domaines du quotidien jusqu’à envisager de
pouvoir faire de chaque regard la duplication de sa vision
totalitaire.
En
d'autres termes, le
capitalisme après avoir fait de la
matérialité du corps social sa
propriété
indivise, a fait mainmise sur
l’intériorité des âmes en se
posant comme horizon
indépassable de tout ce qui rend possible
l’émotion, dorénavant
cloîtrée dans
les galeries marchandes d’une
histoire orwellienne réalisée.
Au stade suprême de la colonisation de l’être par l’impérialisme de l’avoir, le dernier marché soumis par le capitalisme, c’est l’intimité la plus profonde de chaque cerveau devenue simple et narcissique parcelle idéologique uniformisée du développement nécessaire de l’ignominie économique générale.
C'est
sur la base d’un tel rapport de
classes très visiblement en sa faveur que la classe
capitaliste lance aujourd'hui
et d’abord en Europe – espace historique de la
tradition critique radicale
- une attaque
massive contre le
prolétariat.
Profitant
que
celui-ci y est lourdement désorganisé en
même temps que prisonnier de ses
déroutes passées orchestrées par la
sainte-alliance des maffias gauchardes et
gauchistes, la classe capitaliste qui, pour abaisser significativement
le coût
du travail tout en dissolvant l’inconscient collectif de
l’héritage
communard, transfert ses entreprises là-bas, dé-localise aussi et d’abord sur
place ici en recourant
massivement à l’armée
industrielle de réserve analysée
très précisément par Marx.
L’armée
de réserve black-beur,
valeur suprême des rêves du monde de la valeur,
permet là une manœuvre décisive
car les populations concernées sont par
définition issues de temporalités
non-critiques ordonnancées par des
« histoires immobiles ».
Il est donc relativement
commode de les intégrer à la liberté
du commerce de l’aliénation
généralisée puisque l’
archaïsme de leur relation au monde trouve son
répondant
moderne dans le culte de la passivité marchande et dans
l’enfermement
consommatoire de l’homme abstrait,
unifié dans un nouveau temps
arrêté
par l’éternel présent du
fétichisme de l’appropriation.
Quoi
de plus normal que
Besancenot, petit télégraphiste du MEDEF, se
retrouve donc à l’avant-garde
spectaculaire du combat pour la régularisation des
sans-papiers afin d’offrir à
la classe capitaliste cette armée de
réserve soumise et bon
marché dont
celle-ci a besoin à mesure qu’elle entend se
débarrasser des vieilles
contestations et insurrections ouvrières
européennes qu’elle n’entend
par-dessus tout
pas
voir renaître…
Depuis
la première
boucherie mondiale, le capitalisme est un système social en
pleine décadence.
Il ne peut plus offrir à l’humanité que
la puanteur de son cycle barbare de
crise, guerre mondiale, reconstruction, puis nouvelle crise…
Avec ce nouveau
siècle, il est entré dans la phase ultime de
cette décadence, celle de la
décomposition de toutes les conditions rendant possibles la reproduction
de
sa composition.
Aujourd’hui,
dans ce monde du captieux rayonnant et de
l’inversion généralisée, le
krach inévitable du système des fictions
faramineuses de l’économie spéculative
s’annonce de plus en plus proche. Aussi,
l’empire américano-israélien qui aspire
au gouvernement du spectacle mondial
n’a t-il rien d’autre à offrir
à la planète pour échapper
à la faillite et
tenter de sauver un dollar sur-hypothéqué que le
chaos de la guerre sans fin
par la mise en scène permanente de coup montés
terroristes de vaste ampleur,
menés de l’intérieur même des
services spéciaux de la provocation étatique.
Avec
l’intensification des rivalités commerciales du
spectacle de
la marchandise planétaire, les blocs
militaires issus de Yalta se sont
désagrégés et alors que dans une
« situation classique »,
on
aurait du s’attendre à
l’émergence de nouveaux blocs correspondant aux
véritables enjeux de la guerre économique
survenue, l’apparition d’une Europe
et d’un Japon clairement conscients de leur antagonisme
à l’Amérique n’a pu se
faire puisque ces deux ensembles enchaînées et
muselés depuis 1945, ne sont
jamais parvenus à bousculer les interdits qui
leur furent imposés lors
de leur défaite d’alors.
La
guerre économico-militaire des USA contre le Japon et
surtout l’Europe
qui, en toute normalité marchande,
devrait être, ne pouvant ainsi
s’effectuer selon les formes
traditionnellement classiques
du
conflit reconnu, dévoilé, ouvert et ostensible
s’est donc déplacé vers les formes
les plus indistinctes du furtif, du clandestin, du
mystérieux et du secret.
Au
lieu d’attaquer frontalement un ennemi clairement
désigné comme
tel, Washington défait,
dégrade, fissure,
fragilise et ronge
le Japon et plus
particulièrement l’Europe par
le biais de stratégies indirectes
innombrables en même temps que
diversifiés.
Contrairement
à ce que répandent les creuses
imbécillités des clercs
de la soumission, la Chine et la Russie encore massivement
fragilisées par
le poids des lourdeurs de plusieurs décennies
d’archaïque capitalisme
d’état,
n’ont pas de potentiel économique et technologique
qui puisse inquiéter
Washington. Cela seul qui effraie évidemment la Maison
Blanche, c’est que
justement les vastes espaces encore largement retardataires des
économies russe
et chinoise puissent être éventuellement investis
et dynamisés par le Japon et
l’Europe qui pourraient en faire ainsi d’immenses arrière-cours
pour
leur propre développement commercial.
C’est
pourquoi, il convient de remettre à l’endroit ce
que
colporte à l’envers la sottise
médiatique et universitaire. Les tentatives
américaines d’isoler Pékin et Moscou
ont pour objet premier de les éloigner de
l’Europe et du Japon qui représentent la seule cible
fondamentalement
alarmante pour les USA étant donné que
pour Washington, il s’agit
exclusivement de toujours plus OTANiser les seconds
afin de les
détourner de l’idée
d’intégrer les premiers à une sphère
de co-prospérité
non-alignée sur l’autorité du dollar.
Dans
le
Caucase cet été 2008, l’alliance
militaire États-Unis/OTAN/Israël, en
encourageant la Géorgie à attaquer la population
d’Ossétie du Sud, n’avait
qu’un seul but : au-delà du souhait ici
auxiliaire de marginaliser Moscou,
il s’agissait essentiellement de vassaliser
davantage les européens en
tentant de les distancier toujours plus de la perspective de
s’installer
fortement sur le marché russe.
Aujourd’hui,
la vérité
historique du secret de la violence marchande est sous les yeux de tous.
Les
mystères du terrorisme et de ses attaques cabalistiques sous
faux drapeau sont
toujours le masque du pouvoir qui provoque, infiltre, obscurcit, calcule et
manipule. Le
véritable cœur du spectacle terroriste est le
cœur véritable de l’Etat et le
cœur mondial du spectacle terroriste international se situe
dans les caves
impénétrables du Pentagone
là où de très spéciaux escadrons
de la mort
ont monté le coup du 11 septembre et
préparé toutes les explosives
exécutions industrielles
qui s’en
sont suivies, de Madrid à Londres en passant par Beyrouth et Islamabad.
Le
terrorisme d’État prend une
signification maïeutique essentielle
puisqu’il caractérise là
désormais
l’accouchement dialectique de la guerre économique
mondiale dans toutes ses
versions, opérations et variations.
Face
à une saturation globale
des marchés et en présence d’une crise
financière en voie de généralisation
brutale, la manipulation terroristebillet
vert, pour repousser sa
propre mort, est amené à répandre
industriellement la terreur de masse. n’est
que la continuation de la
manipulation monétaire par lequel le le
billet vert, pour repousser sa propre mort,
est amené à
répandre industriellement la terreur de masse.
Aujourd’hui,
dans la domination
réelle totale de la crise de la marchandise, le
spectacle terroriste mondial
est le prolongement de la politique de guerre commerciale par
le seul moyen
adapté à la nécessité
d’une
hébétude et d’une sidération
historiques
mondialisées et aux fins d’organiser un re-partage
global
des marchés au seul
bénéfice du royaume du dollar.
Le
spectacle du terrorisme
mondial n’est donc pas une explosion
d’imprévisible violence improvisée mais
la
conclusion organique des processus complexes de la crise marchande
généralisée
au cours de laquelle les caractéristiques fondamentales de
l’impérialisme
américain lui imposent,
pour conserver
sa prépondérance et ses prérogatives,
de développer la stratégie du chaos
spectaculaire universel.
La
société de la diffusion marchande
lorsqu’elle entre en
phase de surproduction aiguë trouve ainsi des limites
implacables dont la
guerre constitue l’unique exutoire par le fait que seule la
réorganisation militaire des marchés peut
détruire la surproduction
et ainsi ouvrir la voie à une nouvelle période de
développement.
Sous
la croûte des apparences, derrière les illusoires
façades de l’indistinction
spectaculaire, le monde de la marchandise
s’effondre et la guerre militaire
ouverte qui devrait avoir lieu entre les USA, le Japon et
l’Europe ne pouvant
s’accomplir puisque les premiers depuis 1945 n’ont
cessé de désagréger le champ
potentiel de l’autonomie politique des seconds, a
pris la forme d’une guerre
déguisée menée de
l’intérieur qui permet à Washington de
détruire le
potentiel de ses concurrents par les multiples antennes
d’incursion et
d’envahissement qu’elle a placé au
cœur même de leurs dispositifs de direction et
qui, à mesure que s’exécute la machination
terroriste,
ne cessent d’affermir leurs manigances et manèges.
L’opéra
mythologique
mondialiste des grandes machineries financières et
terroristes ne va pas cesser
de tenter d’intensifier le contrôle technique et
policier de la planète à
mesure qu’il va perdre de plus en plus la capacité
de se contrôler lui-même.
Il
n’y a qu’une
seule alternative devant cette démence
irréversible : Insurrection de
l’être ou barbarie de l’avoir,
révolution sociale mondiale ou destruction de
l’humanité.
La
seule
possibilité de sortir d’un monde où les
désirs humains sont niées par la
dictature des besoins solvables, c’est d’en finir
avec les lois sur lesquelles
repose l’économie politique de la servitude en
abolissant le salariat et la
production marchande de la non-vie.