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d'intérêt
général européen.


Perspectives
DÉSINTOX
Sommaire
5 janvier 2007
GÉOPOLITIQUE ET
RÉINFORMATION :
QUI
SONT LES VRAIS FAUTEURS DE GUERRE AU MOYEN-ORIENT ?
Jürgen Cain
Külbel
<http://www.voltairenet.org/auteur124048.html?lang=fr>
La guerre
d'Israël contre le Liban, l'été dernier,
l'avons-nous déjà oubliée ?
Et
les attaques fomentées par les États-Unis et
Israël contre la Syrie et l'Iran,
après le désastre irakien, y sommes nous
préparés ?
Sommes-nous
d'accord ou indifférents ? Nous demande-t-on seulement notre
avis ?
Il
est important en tous cas de savoir qui sont les véritables
instigateurs de ces guerres
non-déclarées
qui mettent le feu à la planète.
Ce ne sont pas toujours ceux vers qui les médias pointent un doigt accusateur
comme le montre cet édifiant article publié par
le Réseau
Voltaire.
Question subsidiaire : l'Europe a-t-elle les moyens de continuer
à collaborer (activement ou passivement) avec
cette
dangereuse fuite en avant
?
L’histoire le montre, les États
fauteurs de
guerre se sont toujours efforcés de tromper
l’opinion sur les raisons
et causes de leur agression. Un exemple parmi d’autres est la
fausse
attaque de la station de radio de Gleiwitz, organisée par
les Nazis,
qui fut le prétexte de l’attaque de la Pologne et
marqua ainsi le début
de la Deuxième Guerre Mondiale. Ou encore «
l’incident » de la Baie de
Tonkin qui fut fabriqué par les États-Unis afin
d’avoir un prétexte
pour envahir le Vietnam. Ou, plus récemment, la
falsification des
preuves concernant les soi-disant armes de destruction massive de
Saddam Hussein et qui permirent à l’administration
états-uniennes, aux
mains maculées de pétrole et de sang, de
dépecer l’Irak et de s’emparer
de ses ressources pétrolières. Israël
vient d’apporter sa contribution
à cette pyromanie mondiale, organisée par
« l’Internationale
démocratique » et menée avec
un entrain redoublé depuis que Bush
junior et ses comparses sont au pouvoir. Les raisons de
l’attaque
israélienne sont multiples : depuis des années,
Israël s’efforce, avec
l’aide active des États-Unis, de balkaniser le
Moyen-Orient afin de
garantir son hégémonie vis à vis de
ses voisins arabes, toujours
présentés comme « menaçant
l’existence de l’État hébreu
». Dans cette
stratégie, l’État
d’Israël s’est fixé, entre
autres « objectifs
stratégiques » , de sécuriser
sa frontière au Nord et d’éliminer
définitivement la résistance libanaise du
Hezbollah, qui garde la
frontière côté libanais. La pseudo
« Révolution des Cèdres »
au Liban
n’a pas profité à Israël ; le
nouveau gouvernement à Beyrouth est
faible et s’avère incapable de répondre
aux exigences de
l’administration états-unienne et à
celles du gouvernement de Tel-Aviv.
Il est notamment incapable de désarmer
véritablement la milice chiite.
Au contraire. Par ailleurs, peu avant le début de la guerre,
Israël se
retrouvait dans la situation d’un boxeur K.O.,
allongé sur le ring. En
effet, des preuves avaient été
découvertes par les Libanais qui
démontraient que les services secrets de
l’État hébreu étaient
activement impliqués dans des activités
terroristes au Liban :
notamment des attentats à la bombe, des voitures
piégées et des
assassinats de cadres palestiniens et d’élus du
Hezbollah. Par ailleurs
un faisceau d’indices était mis au jour et qui
semblait désigner Israël
et non la Syrie comme étant l’instigateur de
l’attentat sanglant qui
avait coûté la vie à l’ancien
Premiers ministre libanais, Rafic Hariri.
Le fait que cette guerre, pourtant planifiée de longue date
par Israël,
ait été déclenchée dans
l’urgence face aux découvertes embarrassantes
des Libanais et qu’elle se soit muée en une
débâcle pour l’agresseur
n’a finalement pas beaucoup d’importance. Elle aura
au moins prouvé une
chose : la guerre menée par la machine militaire
surpuissante contre le
Liban est représentative des futures batailles du
XXIème siècle, menées
sans complexes et avec une cruauté criminelle. On cible
désormais la
population civile avec des actes de terreur et on détruit
sciemment des
infrastructures vitales afin de faire souffrir la population et la
briser. Ni « l’Internationale
démocratique » ni
l’ONU se sont
véritablement opposés à la punition
collective imposée aux Libanais.
Ils restèrent muets face aux innombrables bombardements
d’infrastructures civiles, d’usines de lait en
poudre, d’écoles,
d’hôpitaux, d’ambulances, de convois de
réfugiés, de voitures
individuelles ou de motocyclettes, de quartiers d’habitation
densément
peuplés ainsi que la quasi totalité des routes et
ponts autoroutiers du
pays. Bien au contraire, les politiques des États-Unis et
l’Union
européenne, dont la Première Ministre allemande
Angela Merkel,
accordèrent indirectement un blanc-seing à
l’agresseur israélien en
refusant de mentionner, et encore moins de condamner,
l’utilisation par
Israël d’armes interdites par la
communauté internationale, par exemple
que des obus au phosphore, des bombes à sous munitions et
apparemment
également des obus contenant de l’uranium
appauvri.
L’opération
commando israélienne
Quelques jours après
que le ministre israélien de la Défense, Amir
Peretz ait poussé son cri
de guerre et ordonné, le 12. juillet 2006 à son
aviation de « détruire
les villages du Hezbollah ainsi que l’infrastructure du Liban
» , le
Premier ministre libanais, Fouad Siniora a pu constater que ce
n’était
pas le Hezbollah mais son pays qui avait été
détruit. A Tel-Aviv on a
pris pour prétexte la capture des soldats Ehud Goldwasser et
Eldad
Regev par la milice chiite, au matin du 12 juillet, pour
déclencher
sans attendre une guerre dévastatrice et sans aucun
égard pour les vies
innocentes. Que s’est il exactement passé ce jour
là ? Ce mercredi, à
9h05 exactement, un communiqué de l’organisation
résistante, lu sur
l’antenne de la station de télévision
du Hezbollah, Al Manar, annonçait que,
ses « soldats ont attaqué une patrouille
israélienne près de la frontière et
fait prisonnier deux soldats. » Hassan
Sayyed Nasrallah, chef de la milice chiite, expliqua que « cette
opération était planifiée depuis 5 mois
» par son organisation. Comme
l’explique Philip Abi Akl dans le journal conservateur
libanais Daily Star, la milice affirmait vouloir,
par cette action, « tenir
une promesse vis à vis du peuple libanais.
L’enlèvement permettrait
d’échanger les soldats israéliens
contre des prisonniers libanais
retenus en Israël » [1]. Le Dr. Mazin
Qumsiyeh, ancien enseignant à la Duke & Yale
University, et auteur du livre Partage de la terre de Canaan
précise : « Le
Hezbollah est un mouvement libanais de résistance
armée, fondé après
l’invasion israélienne du Liban en 1982. Il est
important de rappeler,
pour ceux qui auraient la mémoire courte, que - pour la
seule année
1982 - des dizaines de milliers de Libanais et de Palestiniens (ces
derniers étant déjà des
réfugiés de la guerre israélienne de
1948)
furent assassinés par les troupes d’occupation
israéliennes dans le Sud
du Liban. Le Hezbollah a connu une grande popularité et
obtenu le
soutien d’une bonne partie de la population libanaise (y
compris chez
les chrétiens) à cause de sa victoire sur la
brutale machine militaire
d’occupation israélienne, victoire ayant permis de
chasser Israël et
ses vassaux de la plus grande partie du territoire libanais. Bien
sûr,
Israël continue d’occuper illégalement
Gaza, la Cisjordanie (y compris
Jérusalem-Est), les « fermes de Chebaa »
ainsi que le plateau du
Golan. De la même manière Israël continue
à s’opposer au droit
international en interdisant aux réfugiés
palestiniens de retourner
dans leurs maisons et de retrouver leurs terres. Plus important encore
: l’armée israélienne continue a garder
prisonniers de très nombreux
citoyens libanais ainsi que plus de 10.000 prisonnier politiques
palestiniens. L’histoire des enlèvements de
Libanais et de Palestiniens
par Israël remonte à loin. Par ailleurs ces
prisonniers sont
régulièrement torturés.
» [2]. Le Hezbollah lui même
n’a donné aucune indication quand au lieu de
l’enlèvement. Ce n’est que
le lendemain de l’enlèvement que l’AFP
indique : « Aux dires de la
police libanaise, les deux soldats ont été faits
prisonniers sur
territoire libanais, dans la région de Aïta
Al-Chaab, proche de la
frontière israélienne, région qui
avait été la cible d’une incursion de
l’unité israélienne tôt dans
la matinée. » La
lettre d’information française Réseau
Voltaire indique de son côté,
« De
manière délibérée, Tsahal
(l’armée israélienne) a
envoyé un commando
dans l’arrière-pays libanais à
Aïta al Chaab. Il a été
attaqué par le
Hezbollah, faisant deux prisonniers. Israël a alors feint
d’être
agressé et a attaqué le Liban
» [3]. Le quotidien italien La Reppublica
cite des sources au sein du Hezbollah pour affirmer que « la
capture a eu lieu dans la zone Aïta Al Chaab, non loin du
village Zarit », les deux se situant au Liban. Les
Français dénoncent par ailleurs le fait que,
« à
la demande du colonel Sima Vaknin-Gil, chef de la censure militaire
israélienne, la presse occidentale a accepté de
relayer une version
tronquée des événements survenus ces
derniers jours au Proche-Orient.
(...) Sur injonction de la censure militaire israélienne,
les agences
de presse et médias ayant des journalistes
accrédités en Israël ont
renoncé à informer leurs lecteurs du lieu
où les soldats israéliens ont
été faits prisonniers » . La
journaliste suisse Silvia Cattori,
travaillant pour le Réseau Voltaire s’est vue
enlever son accréditation
de travail en Israël pour avoir refusé de
d’obéir aux consignes de la
censure militaire » [4]. Mais, pour le Premier
ministre israélien Ehud Olmert les soldats ont
été enlevés sur
territoire israélien. « Les
évènements de ce matin ne sont pas une
attaque terroriste, mais l’action d’un
État souverain qui a attaqué
Israël sans raison. Le Liban en paiera le prix
» a t’il menacé
lors d’une conférence de presse en
présence du premier ministre
japonais Junichiro Koizumi tout en annonçant une riposte
« très douloureuse et très
étendue
» . Son ministre de la Défense Amir Peretz et les
services secrets
avaient de toute évidence prévu le coup depuis
longtemps et tout
préparé. C’est la raison pour laquelle,
le jour même de l’enlèvement
des deux soldats, le 12 juillet, l’armée
israélienne envahit le Liban
tandis que la rapide mobilisation des réservistes et
l’extension des
opérations démontrent clairement
qu’Israël avait tout planifié
longtemps à l’avance, et ne réagissait
donc pas simplement à
l’enlèvement de ses deux soldats. Outre les
bombardement extrêmement
ciblés - qui montrent à quel point les services
israéliens et leurs
collaborateurs sur le terrain avaient repéré les
cibles au Liban,
l’armée israélienne disposait par
ailleurs des coordonnées détaillées
de chaque restaurant, de chaque usine de savon, de chaque
école, le
tout repéré depuis longtemps en
prévision de cette guerre. Peretz
savait parfaitement ce qu’il disait quand il
menaçait de « ramener le Liban 50 ans en
arrière
» avec ses bombardement. Ce
n’étaient pas des
paroles de vantard, il savait qu’il en avait les moyens [5].
Le Liban : une guerre
préparée en laboratoire
«
De toutes les guerres qu’Israël a
menées depuis 1948, celle-ci [contre le Liban] est
la seule pour laquelle le pays était parfaitement
préparé
» , a déclaré Gerald
Steinberg, professeur d’études politiques
à
l’université Bar-Ilan de Ramat Gan, quelques jours
après le début du
conflit. Cet universitaire, qui travaille pour le ministère
israélien
des Affaires étrangères et de la
Sécurité nationale, ajoute : « Dans
un certain sens, les préparatifs ont
débuté
dès le mois de mai 2000, juste après le retrait
israélien [du Liban].
En 2004 la campagne militaire, prévue pour une
durée de trois semaines
et à laquelle nous assistons en ce moment, était
déjà planifiée et a
été simulée et testée en
laboratoire depuis un ou deux ans. » .
[6]. Matthew Kalman confirme ces dires le 21 juillet 2006 dans le San
Francisco Chronicle : « Il
y a plus d’un an, un haut gradé de
l’armée israélienne a
commencé à
présenter à des diplomates, des journalistes et
des think tanks
états-uniens et autres, des simulations PowerPoint non
destinées au
public et comportant des détails
révélateurs de l’opération
actuellement en cours.
» L’identité de ce
gradé, selon Kalman,
a été tenue secrète. Ce militaire a
présenté les plans d’une « campagne
de trois semaines » contre le Liban en
ces termes : « La
première semaine sera consacrée à la
destruction des roquettes
puissantes et de longue portée du Hezbollah, au bombardement
du poste
de commandement et de contrôle et à rendre
impraticables les grands
axes de transport et de communication du pays. La deuxième
semaine
devra être principalement consacrée aux attaques
contre des localités
abritant des rampes de lancement de missiles ou des
dépôts d’armes. La
troisième semaine, on enverra un effectif plus important de
forces
terrestres […] pour détruire les cibles
repérées au cours des missions
de reconnaissance [...] Par contre il n’est pas
prévu d’occuper à
nouveau le Sud-Liban pour une longue période.
». Moshé Marzuk, un
ancien membre des Services secrets militaires israéliens,
aujourd’hui
chercheur à l’Institut du contre-terrorisme
d’Herzlia, ajoute : « Israël
a tiré les leçons des guerres
précédentes au Liban, en Cisjordanie et
à
Gaza, tout comme des expériences des États-Unis
en Afghanistan et en
Irak : l’armée à compris
qu’un campagne militaire classique serait
inefficace ».
Néanmoins, cela faisait dix ans qu’Israël
projetait
d’attaquer à nouveau le Liban, quelle que soit la
stratégie employée [7].
Clean Break –
Déclaration de guerre à l’Orient arabe
Wayne
Madsen, un
ancien agent de la NSA, une des agences de renseignement
états-unienne, écrivait le 22 juillet 2006 :
« Les
17 et 18 juin 2006, au cours d’une conférence de
l’American Enterprise
Institute (néo-conservateur), à Beaver Creek.
(Colorado), l’ancien
Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahu,
Nathan Sharansky [8], un membre de la Knesset et le
vice-président des
États-Unis Dick Cheney sont tombés
d’accord pour envahir le Liban »
Cheney « a donné son feu vert
» poursuit Wayne Madsen. Netanyahu est
retourné en Israël où il a fait
part, « au cours d’une rencontre entre anciens
Premiers ministres, du
soutien de l’administration Bush » [9] La rencontre
entre
Cheney et Netanyahu, rapportée par Madsen
présente un caractère quelque
peu explosif. En 1996, le Study
Group on a New Israeli Strategy Toward
2000, un groupe de néo-conservateurs
américains du think tank privé The
Institute for Advanced Strategy and Political Studies,
avait élaboré
pour Netanyahu, alors Premier ministre israélien, le projet
tristement
célèbre A Clean Break : A New Strategy
for Securing the Realm
[10]. Dans ce pamphlet militariste, les stratèges
néo-conservateurs exhortaient Israël à
dénoncer l’intégralité des
accords de paix d’Oslo avec les Palestiniens, à
envahir les territoires
autonomes et à « attaquer le Hezbollah,
la Syrie et l’Iran, les trois principaux agresseurs du Liban
». Le groupe qui avait rédigé le
pamphlet était supervisé par Cheney
et dirigé par Richard Perle, surnommé le
« prince des ténèbres »,
membre du premier gouvernement de Bush Jr et l’un des pires
fauteurs de
guerre lors de la préparation de l’invasion de
l’Irak. Parmi les
rédacteurs figuraient d’autres membres du cabinet
Cheney, tels que
Douglas Feith et David Wurmser ; toutes ces personnes sont
également
membres du fameux « Golden Circle », qui regroupe
les dirigeants de
l’United
States Committee for a Free Lebanon (SCFL), une officine
dont
nous aurons l’occasion de reparler.
Le Clean
Break affirme : « La
Syrie menace Israël depuis le territoire libanais.
Israël devrait
attaquer le Hezbollah, la Syrie ainsi que l’Iran, qui sont
les
principaux agresseurs du Liban : mener des attaques contre les
installations militaires syriennes au Liban et, si cela devait
s’avérer
inefficace, attaquer des objectifs ciblés en Syrie
même » [11]. Israël doit en
outre « utiliser les groupes d’opposition
libanais pour affaiblir le pouvoir syrien au Liban
» . Les groupes libanais, associés
à Israël, pourraient « attaquer
les objectifs militaires syriens présents sur leur territoire
» ou « si cela devait
s’avérer insuffisant »,
Israël pourrait même « attaquer
des objectifs ciblés en Syrie »
et montrer ainsi que « le territoire
syrien n’est plus considéré comme un
sanctuaire ».
Bien
sûr il faut
également renverser le régime de Saddam Hussein
en Irak.
Finalement un « nouveau Proche-Orient
» devrait voir le jour, composé
d’États affaiblis et morcelés, sans
unité interne et dirigés par des marionnettes,
tandis qu’Israël
jouirait d’une hégémonie
incontestée sur la région. Autrement dit, un
projet qui ressemble énormément au « nouveau
Proche-Orient »
dont Condoleezza Rice, la secrétaire
d’État des États-Unis, rêvait
publiquement en juillet dernier, au début du conflit. Ce
genre de
projets est tout à fait du goût de Daniel Pipes
[12]
directeur de la « revue de géopolitique
renommée » Middle East Forum
et thuriféraire anti-arabe patenté. Pipes
s’évertue depuis des années
à
prêcher une politique états-unienne au
Moyen-Orient orientée vers une
solide alliance avec Israël, la Turquie et d’ «
autres
démocraties, si elles adviennent »
, car pour lui, le Moyen-Orient est « une
source majeure de problèmes pour les États-Unis
à cause de la quantité
prodigieuse de dictatures, d’idéologies radicales,
de conflits
existentiels et de frontières, de violence politique et
d’armes de
destruction massive qui s’y trouvent »
. [13]. Une
grande partie des membres du comité exécutif de
ce forum semblent
entretenir par ailleurs des liens étroits avec
l’American Enterprise
Institute de Cheney et Perle ainsi qu’avec l’United
States Committee
for a Free Lebanon (USCFL). Ziad K. Abdelnour, le président
du comité
et influent banquier de Wall Street (à une époque
on le considérait
comme un futur Ahmed Chalabi libanais), savait dès juillet
2002 que
« le meilleur moyen pour les Libanais
d’accéder
à la paix passe par un alignement sur la politique
états-unienne. ». « Le
règlement de la guerre au Liban ne se situe pas au
Moyen-Orient. Ni au
Liban. Ni même sur le sol libanais. Nous ne gagnerons jamais
sur le sol
libanais. Les cartes sont à Washington.
»
Depuis
longtemps Abdelnour avait
déclaré la guerre totale à son pays
natal, un pays
dont il disait que « c’est un
État -Gestapo, exactement comme la France sous
l’occupation nazie allemande
» [14]. Abdelnour et Pipes entretiennent des liens
inquiétants ; ils ont publié ensemble, en mai
2000, sous le titre « En finir avec
l’occupation syrienne au Liban, le rôle des
États-Unis
» ( « Ending Syria’s Occupation of
Lebanon : The U.S. Role » ) une
étude élaborée dans le cadre
d’un soi-disant Groupe d’études
libanaises Lebanon
Study Group. Cette publication va-t’en-guerre
milite pour une
intervention militaire contre la Syrie afin de détruire les
prétendues
armes de destruction massive qui y seraient dissimulées et
mettre fin à
la présence militaire syrienne au Liban..
Des plans
d’attaque prêts depuis 2004
Ziad K. Abdelnour
souhaite débarasser le Liban de la Syrie - par quelle que
manière que
ce soit - et renverser le régime syrien afin de transformer
la région
en une zone économique capitaliste. Pour arriver
à ces fins il semble
qu’il entretienne depuis des années des contacts
et des échanges avec
des dirigeants et des responsables tant à Tel-Aviv
qu’à Washington, qui
lui fournissent des informations. Dans son livre sur
l’affaire Hariri,
paru en mars 2006 en Allemagne sous le titre Mordakte Hariri
– Unterdrückte Spuren im Libanon
, l’auteur de cet article publie un interview de Ziad K.
Abdelnour, où
ce dernier fait allusion à une montée de la
menace de guerre.
Interview de Ziad K. Abdelnour, réalisé le 24.
Dezember 2005 :
Q :En
septembre 2003, vous teniez un discours très optimiste :
« Au
Liban, un millier de guerilleros libanais n’attendent
qu’un signal (de
votre part) pour lancer l’insurrection et repousser tant les
Syriens,
qui ont la haute main sur tous les leviers de la politique libanaise
depuis une génération, que le Hezbollah, le
groupe terroriste chiite
qui s’est installé dans le Sud à partir
de l’étroite zone qui longe la
côte orientale de la Méditerranée. Tout
ce dont nous avons besoin,
c’est d’un soutien de l’aviation de
guerre américaine. »
R : Je ne me
souviens pas avoir jamais fait une telle déclaration et je
me demande
d’où vous tirez ces propos
déformés.
Q :Vous
avez même déclaré : « Cela
ne durera pas trois semaines comme en Irak. Cela durera 48 heures.
L’expulsion (des Syriens) devrait prendre encore 48 heures de
plus.
C’est un boulot soit pour les Israéliens, soit
pour les Américains. »
Pourquoi ceci devrait-il être un
« boulot » pour les Israéliens ?
Vous voulez dire l’Armée du Liban Sud (ALS), ou
bien Tsahal (IDF), ou
encore les deux ?
R
: Pourquoi j’ai dit que c’était un
boulot pour
les Israéliens ? Eh bien, il est évident que ce
sont soit les
Américains soit les Israéliens qui auront
à se charger de ce travail,
dans un avenir assez proche.
Q : Votre
hypothèse d’un « prise de
contrôle en 48 heures » est
erronée ; elle se fonde sur le scénario
«
soulèvement armé de la population et soutien
aérien », un scénario
qui était également celui d’Ahmed
Chalabi, l’ancien chef du Congrès
national irakien. Ce scénario rencontre-t-il la
même adhésion chez les
hommes politiques états-uniens de premier plan ?
R : Mon
hypothèse
d’une prise de contrôle en 48 heures ? De quoi
parlez-vous, je vous le
demande ? C’est de la science-fiction que vous
écrivez, c’est un livre
de propagande politique, qu’est-ce que vous
écrivez au juste ? Ca me
dépasse là, vraiment. [15]
Q : Ces
propos de votre
part figurent dans une interview que vous avez accordée en
septembre
2003 à Mr. Spencer Ackerman et dans laquelle vous avez
ébruité ce plan.
Je vous ai déjà fait parvenir la version
intégrale de cet entretien.
[16]
R
: Toutes ces sources (articles de journaux)
que vous citez proviennent de journalistes libéraux ou de
gauche bien
connus qui tournent les choses de telle manière
qu’en fin de compte
elles plaisent à leurs patrons... c’est de la
daube, de la pure
propagande, mon cher . [17] Commentaire de Spencer Ackermann
: « Il
est étonnant d’entendre Ziad dire qu’il
n’a aucun souvenir de ces
citations. Je suis absolument certain du contraire. De fait, quand
l’article est paru en 2003 dans le journal New York Press, il
m’a écrit
pour me dire qu’il le considérait comme incisif
mais néanmoins objectif
— pour autant que je sache, il n’en a jamais
contesté un seul mot
auprès de moi ni de qui que ce soit au journal. En tout cas,
je
voudrais que ce soit bien clair : le ton de mon article
était ironique,
mais lors des événements des années
2002 et 2003, au moment où j’ai
interviewé Ziad, il souhaitait très
sérieusement se trouver à la pointe
de la lutte pour libérer le Liban de la Syrie.
» [18 ]
Six mois
plus tard, la libération du Liban se faisant attendre,
Abdelnour réconforte ses acolytes en leur faisant part
d’informations
qui circulent au sein d’un réseau confidentiel
regroupant des Libanais
exilés, des néoconservateurs
états-uniens, des politiciens et des
lobbyistes de l’administration Bush.
Ci-dessous quelques unes de ces
informations, peu nombreuses mais révélatrices,
que le banquier
politicien avait envoyé à ses ami :
De « Ziad K. Abdelnour »
Date : Mon Apr 26, 2004 2:44 am
: Je t’assure que cette administration
avance à toute vapeur contre LES DEUX, la Syrie et
l’Iran. J’ai eu pas
moins de trois discussions privées à ce sujet
avec le président et des
personnalités-clés de son administration.
Meilleures salutations, ZKA
De :
« Ziad K. Abdelnour »
Date : Sat Sep 4, 2004 7:34 pm
:
Les jours
de la Syrie au Liban sont comptés. Comme nous le disons
depuis quelque
temps déjà au sein de l’USCFL (United
States Committee for a Free
Lebanon), il n’y a pas d’autre voie que la
manière forte... La force
est en marche. Le Hezbollah et la Syrie, l’un comme
l’autre, peuvent
déjà considérer que leur grande
aventure libanaise tire à sa fin, ils
vont en déguerpir sous peu. Observez attentivement ce qui va
se passer
prochainement et souvenez-vous de ce que je vous ai dit
aujourd’hui.
ZKA
De : « Ziad K.
Abdelnour » Date : Sun Sep 5,
2004 12:45 am
.
Commencer par l’Iran, puis
redescendre la filière jusqu’au Hezbollah en
passant par la Syrie. Je ne peux vraiment pas vous
révéler qui va
provoquer l’Iran, je trahirais l’effet de surprise
; mais je peux vous
assurer qu’ils seront mis en pièces tous les
trois, en commençant par
l’Iran. Les plans sont déjà
échafaudés. Oui, nous allons vivre un
scénario très sombre et ce sera le chapitre II de
la campagne de
Bush... Pas étonnant que toutes les gauches et les Arabes
soient
furibonds... Vous savez bien... ou au moins vous vous doutez bien de ce
qui se joue ici. Franchement, je préfère encore
avoir une deuxième
guerre civile au Liban que de continuer dans le statu quo actuel...Avec
Bush au pouvoir, c’est garanti à 100 %. Les plans
sont prêts, la
tactique et la stratégie aussi.
Suite de
l’interview de Ziad K.
Abdelnour les 24. et 25 décembre 2005 :
Q :
Après la
révolution dite «
des cèdres » et les
premières
élections « démocratiques »
de
mai et
juin 2005, le Liban a enfin accédé au statut
d’État libre. Vous pouvez
donc vous retirer, vous et tous les autres, et vous concentrer sur vos
projets économiques !
R : Le
Liban est un pays libre depuis
mai-juin ? Etes-vous sûr que nous parlons du même
Liban ? On y trouve
encore quantité d’agents des services secrets
syriens, pleinement
tolérés par le président Lahoud. Ils
sont présents à tous les niveaux,
jusqu’au plus petit sous-lieutenant des services secrets
libanais ; ils
contrôlent la moindre facette de la scène
politique libanaise, ils
orchestrent en permanence des attentats de grande ampleur... comme ceux
contre le premier ministre Hariri, contre Samir Kassir, contre Gebran
Tuesni, etc. Et vous parlez de liberté ? Il en va de
même pour le
Hezbollah, qui n’en fait qu’à sa
tête et retient le pays en otage tout
en l’inondant de tentatives d’intimidation et de
propagande mensongère.
Tant que le régime syrien n’aura pas
été remplacé, tant que
l’infrastructure militaire du Hezbollah n’aura pas
été démantelée, je
crains que le Liban ne puisse accéder à la
liberté. Je l’ai dit il y a
plus de dix ans déjà, bien avant
n’importe quel dirigeant libanais.
Aujourd’hui, ils commencent tous à comprendre ;
mais malheureusement,
au prix d’un énorme gâchis humain et
financier ! Et pourtant, je garde
aujourd’hui encore une grande confiance dans
l’âme libanaise et je suis
persuadé que nous vaincrons... et bien plus tôt
qu’on ne le croit. Que
Dieu protège les États-Unis
d’Amérique.
Q :Pouvez
vous m’indiquer
quelle est la voie qui permettrait au Liban de résoudre tous
ses
problèmes ? Le pays a un « nouveau »
gouvernement suite à la
révolution dite « des cèdres
» . Mais c’est toujours la même
équipe
aux commandes, une équipe quelque peu usée, sans
une seule nouvelle
tête. Et en face il n’y a qu’une
opposition narcissique. Comptez-vous
tous les jeter à la mer ? Selon vous, qui est capable de
conduire votre
pays vers un avenir plus prometteur ? Joumblatt, Aoun, Siniora,
Nasrallah, Berri, le blanc-bec Saad Hariri, Geagea, Pakradouni ? Pour
ma part, je n’en ai pas la moindre idée. Et vous ?
R : Le Liban ne
sera pas LIBRE tant que le régime syrien n’aura
pas été remplacé et
l’infrastructure militaire du Hezbollah mise hors
d’état. Le Liban ne
sera pas LIBRE tant que la vieille classe corrompue des politiciens
libanais n’aura pas été
dépossédée de son pouvoir,
à commencer par le
président Emile Lahoud. Le Liban ne sera pas LIBRE tant
qu’on n’aura
pas promulgué une loi donnant le droit de vote aux Libanais
de la
diaspora. Le Liban a des centaines, des milliers d’hommes
d’affaires et
de politiciens compétents, possédant le
savoir-faire et les moyens
nécessaires pour transformer le pays ; mais ces
gens-là n’émergeront
pas tant qu’il n’y aura pas de réelles
élections démocratiques,
libérées tant de la contrainte syrienne que des
pressions du Hezbollah,
ce qui nous ramène au point 1, qui est le point de
départ de tout le
reste.
Q :
Êtes-vous
impliqué dans l’évolution politique
actuelle au
Liban ou bien n’êtes-vous encore qu’un
homme
d’affaires privé ?
R
: Mon activité politique a décuplé.
Mais aujourd’hui, et c’est la leçon
que je tire du passé, il n’y a aucune raison de
faire savoir à tous les
Libanais ce que nous comptons faire. Ceux qui tirent les ficelles ne
sont pas toujours sous les projecteurs. Regardez
l’activité des Syriens
au Liban , il y a là matière à
s’instruire. Vous voulez battre votre
ennemi ? Jouez son jeu mieux que lui. À tous ceux qui
veulent notre
défaite, je dis qu’ils doivent
s’attendre à voir émerger au contraire
à
une organisation plus puissante, qui deviendra « le pire de
leurs
cauchemars ».
Q : Mais
la partie est terminée. L‘intervention en
Irak a démobilisé les États-Unis. Que
peut faire Israël tout seul ?
Pour ma part je ne sais pas. Qu’en pensez-vous ?
R : Bush a
encore
deux années à gouverner. Le match n’est
pas gagné tant que la partie
n’est pas finie. Je crains que vos souhaits ne se
concrétisent pas.
Mais libre à vous de rêver. [19] Les
États-Unis impliqués dans les
préparatifs de guerre israéliens
Seymour Hersh, un journaliste d’investigation
américain mondialement
connu et lauréat du prix Pulitzer, a publié le 14
août 2006 dans The New Yorker
son reportage « Watching Lebanon » [20] dans lequel
il
affirmait que la guerre d’Israël contre le Liban
avait été préparée de
longue date. Hersh se réfère exclusivement
à des sources anonymes au
sein du gouvernement des États-Unis et des services secrets,
sources
qui lui ont révélé que
l’enlèvement des deux soldats
israéliens avait
fourni le prétexte rêvé pour
déclencher une guerre planifiée depuis
longtemps par les stratèges israéliens. Selon
Hersh, des diplomates
israéliens se seraient rendus à Washington au
début de l’été, afin de
demander le « feu vert » pour l’agression
et prendre la mesure du
soutien qu’ils pourraient attendre des États-Unis.
Cette information se
recoupe avec les recherches de Madsen. Les Israéliens
auraient d’abord
enrôlé le vice-président
américain Dick Cheney. Israël avait
commencé
par Cheney, car, selon Hersh « convaincre Bush
n’était pas un problème.
» D’après un spécialiste du
Proche-Orient, anonyme lui aussi, Bush
avait de nombreuses raisons de soutenir l’offensive militaire
israélienne. « Bush en voulait aux deux.
Il en a après l’Iran —
maillon de l’Axe du Mal— et à ses
installations nucléaires ; d’autre
part, dans le cadre de son projet de démocratisation du
Moyen-Orient,
projet qui sert ses intérêts, le Hezbollah
était dans son collimateur.
Et un Liban « libéré »
aurait constitué le fleuron de son
projet de
construction d’un Proche-Orient démocratique.
». Et surtout Bush
voulait voir l’arsenal du Hezbollah détruit afin
que, dans le cas d’une
attaque américaine contre les installations
nucléaires iraniennes, le
risque de représailles du Hezbollah contre Israël
soit neutralisé. Un
ancien agent des services secrets explique : « Nous
avons dit aux
Israéliens : si vous devez aller au charbon, nous vous
soutiendrons sur
toute la ligne. Et nous pensons que le plus tôt sera le
mieux. Plus
vous attendrez, moins il nous restera de temps pour procéder
à une
évaluation et faire nos plans contre l’Iran avant
que Bush ne quitte
ses fonctions ». Les militaires
états-uniens espéraient d’ailleurs
pouvoir compléter leurs informations sur l’arsenal
iranien, grâce aux
frappes israéliennes contre les réseaux de
tunnels et de bunkers du
Hezbollah, leur conception étant, aux dires des experts,
semblable à
celle des fortifications iraniennes. Depuis le printemps 2006, sous la
pression de la Maison Blanche, des hauts responsables de la
stratégie
aérienne des États-Unis consultaient les
militaires israéliens au sujet
d’éventuelles frappes militaires contre les
installations nucléaires
iraniennes. « La grande question, pour notre
aviation, c’était de
savoir comment on allait pouvoir faire mouche sur toute une
série de
cibles iraniennes difficiles »
ajoute l’ex-agent des services secrets,
car « chacun
sait que ce sont des ingénieurs iraniens qui ont
conseillé le Hezbollah
lors de la construction des tunnels et des arsenaux souterrains.
C’est
pour cela que l’aviation des États-Unis est
allée soumettre ses
nouveaux plans d’opérations aux
Israéliens et leur a dit : «
Concentrons-nous sur les bombardements et échangeons nos
informations :
nous vous disons ce que nous savons de l’Iran et vous ce que
vous savez
du Liban. ». Donald Rumsfeld, le
secrétaire à la Défense,
était
présent lors de ces discussions. Israël pensait en
outre que ses
attaques aériennes - dirigées contre les
infrastructures du Liban et
visant à leur anéantissement - dresseraient les
populations chrétiennes
et sunnites contre le Hezbollah. « La campagne de
bombardements israélienne » , toujours
selon Hersh, « était conçue
pour être une préfiguration des plans
états-uniens contre l’Iran.
». Les gouvernements de Washington et Tel-Aviv ont violemment
critiqué
ces révélations de Seymour Hersh. Il est donc
difficile de croire que,
quand, au printemps 2006, George Bush, déclare -
cité par le quotidien
libanais Ad Diyar - que « l’été
libanais sera chaud. », il s’agit
là de l’expression d’une de ces
prémonitions « envoyées par
Dieu
» dont se targue le Texan. À ce moment
là, les préparatifs de guerre
d’Olmert étaient déjà en
route depuis longtemps et le boss de
Washington lui avait manifestement déjà
donné son accord pour la
démolition du Liban et du Hezbollah.
Version
française : Grégoire Seither
[1 <http://www.voltairenet.org/#nh1> ] « clashes raise
familiar questions <http://www.dailystar.com.lb/article.asp?edition_id=1&categ_id=2&article_id=73924> » , par
Philip Abi akl, 13 juillet 2006.
[2 <http://www.voltairenet.org/#nh2> ] « Libanon, Israel,
Palästina : Interview mit Mazin Qumsiyeh, Fragen von Anis <http://www.anis-online.de/1/ton/26.htm> » , 24
juillet 2006.
[3 <http://www.voltairenet.org/#nh3> ] « Les agences de
presse occidentales victimes consentantes de la censure militaire
israélienne <http://www.voltairenet.org/article142056.html#article142056> » , 18
juillet 2006.
[4 <http://www.voltairenet.org/#nh4> ] Id.
[5 <http://www.voltairenet.org/#nh5> ] « Krieg gegen
Libanon ? <http://www.nd-online.de/artikel.asp?AID=94300&IDC=2> » , par Cain
Külbel, Jürgen : Provozierter, Neues Deutschland, 26 juillet 2006
[6 <http://www.voltairenet.org/#nh6> ] « Jürgen :
Power-Point-Inszenierung » par Cain
Külbel, Junge
Welt, 27
juillet 2006.
[7 <http://www.voltairenet.org/#nh7> ] « Israel set war
plan more than a year ago <http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?f=/c/a/2006/07/21/MNG2QK396D1.DTL&hw=kalman&sn=001&sc=1000>San Francisco Chronicle, 21.juillet 2006.
[8 <http://www.voltairenet.org/#nh8> ] « Natan Sharansky,
idéologue de la démocratisation forcée
<http://www.voltairenet.org/article16357.html> » , Réseau Voltaire, 24 février 2005.
[9 <http://www.voltairenet.org/#nh9> ] « Israel and US
planned Lebanon invasion in June » , Wayne Madsen Report, 22 et 23 juillet 2006.
[10 <http://www.voltairenet.org/#nh10> ] « A Clean Break : A
New Strategy for Securing the Realm <http://www.iasps.org/strat1.htm>
[11 <http://www.voltairenet.org/#nh11> ] « Der
Ölpreis und Libanon <http://www.engdahl.oilgeopolitics.net/Auf_Deutsch/Libanon/libanon.html> » , Zeit-Fragen, 21 mars 2005.
[12 <http://www.voltairenet.org/#nh12> ] « Daniel Pipes,
expert de la haine <http://www.voltairenet.org/article13765.html> » , Réseau Voltaire, 5 mai 2004.
[13 <http://www.voltairenet.org/#nh13> ] « About the Middle
East Forum <http://www.meforum.org/about.php> », Middle East Forum
[14 <http://www.voltairenet.org/#nh14> ] « Lebanese seek end
to Syrian stranglehold <http://www.freelebanon.org/articles/a279.htm>WorldNet Daily.com, 15 juillet 2002
[15 <http://www.voltairenet.org/#nh15>
] Toutes ces réponses s’appuient sur des
communications personnelles transmises par e-mail le 24
décembre
2005
[16 <http://www.voltairenet.org/#nh16> ] « Ziad
Abdelnour is plotting regime change in Lebanon from Park Ave <http://www.nypress.com/16/38/news&columns/feature.cfm> », par
Spencer Ackermann, News
& Columns,
Volume 16, Issue 38, 17.septembre 2003.
[17 <http://www.voltairenet.org/#nh17>
] Communication personnelle du 26 décembre 2005 : par cette
brève
déclaration, Abdel-Nour réagit globalement
à un certain nombre de
sources qui lui ont été soumises. C’est
pourquoi cette réponse apparaît
à plusieurs reprises dans ce texte.
[18 <http://www.voltairenet.org/#nh18> ] Communication personnelle du
27 décembre 2005
[19 <http://www.voltairenet.org/#nh19> ] Ziad K. Abdelnour par e-mail
les 24, 25 et 27.décembre 2005
[20 <http://www.voltairenet.org/#nh20> ] « Watching Lebanon <http://www.newyorker.com/fact/content/articles/060821fa_fact> », 14
août 2006 par Matthew
Kalman et Mandy Steele
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