L'Europe assassinée  esprit-europeen.fr  : revue indépendante de débat et d'intérêt général européen.

 

  

 

 

 Perspectives   DÉSINTOX   Sommaire

La méthode Sarkozy :

Le trafic de mémoires

Cacher nos crimes d’aujourd’hui 

avec ceux commis hier par d’autres…

Jacques Marlaud

 

    Vieille recette pour remonter le moral des troupes et de leurs familles lorsque le doute s’installe, lorsque la guerre à l’étranger ne fait plus aucun sens (sauf à continuer de servir des « alliés » dont la loyauté et l’honnêteté, quant à leurs motivations réelles, est de plus en plus douteuse, et à combattre des « ennemis » qui n’ont rien fait --à la France, à l’Europe-- pour mériter ce que nous leur faisons) : faire passer l’ennemi pour un « barbare », un « moyenâgeux », un terroriste, un non-humain dont notre brillante « civilisation » a tout intérêt à se débarrasser au plus vite sous peine de le voir rappliquer chez nous pour troubler la quiétude de nos chaumières, de nos trains et de nos avions avec ses bombes… 

    La déshumanisation de l’ennemi est un classique de la propagande la plus grossière, illustrée par les affiches  de la première guerre mondiale où l’Allemand était représenté comme un gorille casqué, armé d’une massue, ou par celle où l'on voit la "générosité française" donner à boire au blessé du camp d'en face alors que la "barbarie allemande" l'étripe d'un coup de baïonnette.

    Il y a quelques jours, dix de nos soldats sont morts loin du pays dans une guerre non déclarée contre un ennemi invisible qui a l’appui d’une majorité de la population locale face aux occupants de l’OTAN. Mais la revanche (qui ose nier que ce n’en était pas une ?) fut terrible d'après les récents communiqués de presse que nos journaux se sont empressés de camoufler derrière une avalanche de sous-informations diverses.

Ouest France.fr, lundi 25 août 2008

Afghanistan : la grosse bavure confirmée

Plus de 90 civils ont été tués, vendredi, dans l'ouest du pays, par un bombardement des avions de la coalition.

Vendredi soir, les Américains avaient démenti, annonçant même la mort de trente « insurgés ». En réalité, ce sont probablement plus de 90 civils qui ont été tués par les avions de l'Otan, près du village d'Azizabad, dans le district isolé de Shindand, où les talibans sont très présents, à quelque 120 km d'Hérat. Une commission d'enquête met en cause le manque de coordination entre forces américaines et afghanes.

Le ministre des Affaires religieuses du gouvernement de Kaboul s'est rendu sur place. Il a constaté « que le bombardement a été très intense et que beaucoup de maisons ont été détruites ». Selon ce témoin, la plupart des victimes sont des femmes et des enfants. Des journalistes qui se sont rendus sur place, samedi, sous escorte policière, ont vu plusieurs maisons détruites, mais les corps avaient déjà été enterrés. Dans un cimetière voisin, vingt nouvelles tombes avaient été creusées. Il est pour l'instant impossible de donner un bilan de source indépendante. La région était calme, hier, mais des manifestants ont clamé « mort à l'Amérique ». Le président Hamid Karzaï a annoncé le renvoi de deux officiers supérieurs de l'armée, pour « négligence » et « rétention d'information ».

Et cette « bavure » que d’autres n’hésiteraient pas à qualifier de crime de guerre, voire de crime contre l’humanité, n’est que l’un des multiples outrages infligés au fier pays des Afghans par ceux (dont nous sommes) qui prétendent le « libérer » de la terreur, lui apprendre les bonnes mœurs pacifiques et industrieuses qui nous sont chères, lui apporter la « civilisation », etc.  On s'en rendra compte en lisant ces quelques épisodes récents du sinistre tableau de chasse (ou de "bave") :

« Les soldats de l'Otan ont abattu samedi quatre civils afghans et en ont blessé trois autres qui avaient refusé de s'arrêter à un point de contrôle dans le sud du pays. Les sept personnes circulaient à bord d'un véhicule dans la province d'Helmand, et le conducteur de la voiture a refusé d'obtempérer aux forces armées. De nombreuses voix se sont élevées récemment pour dénoncer la mort de centaines de civils ces derniers mois en Afghanistan.

Neuf policiers afghans ont été tués dimanche dans le bombardement d'un poste de police par les forces internationales dans l'ouest de l'Afghanistan. L'opération a été lancée à la suite d'une confusion, selon les autorités locales.

Des combats ont éclaté tôt dimanche dans la province de Farah lorsque des policiers d'une part, des soldats afghans et des forces internationales d'autre part se sont pris réciproquement pour des talibans, a déclaré le gouverneur provincial adjoint, Mohammad Younus Rasouli. La police a ouvert le feu sur les soldats étrangers et afghans, qui ont réclamé un soutien aérien, a-t-il poursuivi.

    "L'Isaf (la Force internationale d'assistance à la sécurité de l'OTAN) a bombardé le poste de police, tuant neuf policiers et en blessant cinq autres", a affirmé le responsable local. L'Isaf a pour sa part indiqué que l'opération avait été menée par la coalition sous commandement américain, l'autre force internationale présente en Afghanistan. La coalition a confirmé qu'un incident s'était produit et indiqué mener une enquête.

 

    A plusieurs reprises, les forces internationales ont tué des civils par méprise. La semaine dernière, la coalition menée par les États-Unis a annoncé avoir tué huit civils dans une frappe aérienne qui visait des talibans dans la province de Farah.

Selon les autorités afghanes, neuf femmes et un garçon ont été tués.

                 La coalition et l'Isaf enquêtent par ailleurs sur des informations de responsables afghans selon lesquelles 64 civils auraient été tués dans deux frappes lancées au début du mois dans le nord-est de l'Afghanistan. L'une de ces frappes a touché les participants à un mariage, tuant 47 personnes dont la mariée, selon les résultats d'une enquête demandée par le président Hamid Karzaï
.

 

Sur les quelque 700 civils afghans qui ont trouvé la mort au cours des six derniers mois dans le cadre de ce qu'il est convenu d'appeler les «dommages collatéraux», 255 auraient été tués par l'armée afghane et les troupes de la coalition. Les autres auraient été fauchés par les tirs des talibans, ou auraient sauté sur les bombes artisanales que les rebelles islamistes plantent le long des routes. Destinées aux convois militaires, elles explosent souvent à l'aveuglette.

Trafic de mémoires

Ces massacres de la part de soldats professionnels réputés pour leur efficacité surviennent au plus mauvais moment, alors qu’il s’agit, pour les États-uniens et les Européens qui les suivent dans cette incertaine aventure, de vendre une guerre impopulaire. Une large majorité de Français y sont opposés depuis le début, et leur nombre s’accroît de jour en jour. Certains proches des soldats tombés ont exprimé publiquement leur mécontentement et leur incompréhension, certains refusent même de serrer la main du président de la République, fait exceptionnel lorsque, avec toute la pompe de circonstance, ont été posées les légions d’honneur posthumes sur les cercueils drapés des trois couleurs. Et dans les rangs, malgré un silence de marbre de rigueur au sein de la grande muette, le mécontentement monte sourdement et sûrement.

Le parlement godillot et les ralliés de la gauche, faisant assaut de couardise pour complaire aux actuels maîtres du monde sous l’influence de puissants groupes de pression ayant un pied sur chaque rivage de l’Atlantique, s’apprêtent à apporter leur soutien au gouvernement sur cette question. Mais les choses pourraient vite tourner dans l’autre sens au fur et à mesure que d'autres cercueils de nos petits gars sacrifiés pour une guerre aussi injuste qu’impossible seront ramenés au pays. 

Le souvenir de l'immeuble Drakkar, dans un Liban ravagé par la guerre civile, à l'automne 1983, où 58 bérets rouges français perdirent la vie au cours d'un seul attentat, est encore dans toute les têtes. 

Alors notre histrion de président ne trouve rien de mieux, pour détourner l’attention de ces horreurs évitables que, pour des raisons très personnelles et familiales décrites récemment par Thierry Meyssan (cf, Le vrai visage du président de la république), il n’a pas le courage d’épargner à son pays, laissant enfin seul le prétentieux Oncle Sam se dépêtrer du bourbier où il s’est mis, ne trouve rien de mieux que de se livrer à son sport favori, le trafic de mémoire.

C’est précisément parce que la mémoire est quelque chose de sacré, de personnel, même et surtout lorsqu’elle est collective, que nul n’est autorisé à jouer avec elle avec de vulgaire effets de manche, pour gagner la sympathie d’un public, pour susciter des émotions, pour relire l’histoire d’une manière intéressée et déformée. On se souvient de la fameuse lettre de Guy Môquet et de l’émoi suscité par son instrumentalisation en décrétant qu’elle devait être lue dans les écoles. On ne peut oublier le récent épisode de la mémoire des enfants juifs français déportés et morts en Allemagne dont les élèves de l’enseignement primaire devaient  individuellement porter la mémoire. Une pression de l’opinion majoritaire, des parents et du corps enseignant, très hostiles, a eu raison de ces deux idées saugrenues.

Qu’à cela ne tienne, en voici une troisième : un nouvel Oradour « découvert » à point nommé. Le 25 août 1944, jour de la libération de Paris, les Allemands en pleine retraite, victimes d’une attaque de la résistance en Indre et Loire, ripostent brutalement et massacrent 124 des 500 habitants du village de Maillé. Pendant 64 ans, on en parle pas ou si peu. En juillet 2008, une enquête est ouverte  par un procureur allemand. Aujourd’hui, le 25 août, Nicolas Sarkozy s’est rendu sur place.  Citation :

Premier président à se rendre sur les lieux du "village martyr", Nicolas Sarkozy a souhaité "que chaque année, au moment où nous fêtons la libération de Paris, nous ayons une pensée pour Maillé". Le 25 août 1944, des soldats allemands avaient tué 124 des quelque 500 habitants de ce village d'Indre-et-Loire.

En ignorant si longtemps le drame de Maillé, en restant indifférente à la douleur des survivants, en laissant s'effacer de sa mémoire le souvenir des victimes, la France a commis une faute morale", a déclaré Sarkozy, premier président à se rendre sur les lieux du "village martyr", le jour anniversaire du massacre, perpétré le jour-même de la Libération de Paris.

"C'est cette faute qu'au nom de la Nation toute entière, je suis venu reconnaître et réparer aujourd'hui", a ajouté le chef de l'Etat, devant une foule de plusieurs centaines de personnes, qui l'ont chaleureusement applaudi.

Selon lui, à l'aune du "souvenir tragique" de ce massacre, "on comprend mieux (...) ce que veut dire la civilisation et pourquoi il faut la défendre quand elle se trouve confrontée à la barbarie la plus totale".

"Je pense notamment au sacrifice de nos dix jeunes soldats face à ces barbares moyenâgeux, ces terroristes que nous combattons en Afghanistan", a-t-il ajouté, en faisant référence aux dix militaires tués la semaine dernière après une embuscade des talibans à l'est de Kaboul.

AFP/Gerard Cerles

 

        Le trafic de mémoire, qui devrait être sanctionné, au nom de l’honneur attaché à toute charge publique, tout comme le sont le trafic d’influence et l’abus d’autorité, consiste non pas à honorer comme il se doit les victimes des conflits, les sacrifiés au devoir, etc., ce que tout chef d’État ou de gouvernement accomplit dans la dignité qui sied à la circonstance, mais à faire un spectacle de telles commémorations, à s’en servir pour justifier une cause douteuse, sans rapport direct avec la cérémonie. Il suffit de relire les deux  derniers paragraphes, ceux qui font la jonction entre la « barbarie » d’hier et celle d’aujourd’hui, contre laquelle se défend notre (soi-disant irréprochable) « civilisation » grâce au sacrifice de nos jeunes soldats… pour comprendre la nuance que nous faisons ici.

 

 Le président est venu, dit-il, « réparer une faute », celle de l’oubli d’un acte de barbarie commis par l’ennemi d’hier, l’Allemand, qui a bon dos, même s’il y avait peut-être  dans ses rangs, comme à Oradour, des « malgré nous » alsaciens.

 Est-il prêt à réparer les fautes imputables aux actes de barbaries (l’euphémisme tragi-comique de « bavure » devrait nous faire honte) de nos soldats ou de leurs alliés dans l’Afghanistan occupé ?

La réponse est évidemment non car, ce faisant, il démoraliserait nos soldats et serait contraint de les rapatrier rapidement, blessant au passage « l’ami américain ».

Est-il prêt, à chaque grande commémoration, comme pour celle du 8 mai 1945, à réparer la faute de l’oubli des crimes  commis en ces jours glorieux par les forces françaises ou les « résistants » ?

La réponse est sûrement non, car cela reviendrait à relativiser les crimes de l’ennemi, proportionnellement à ceux commis par les « nôtres », à polir la figure du « barbare » adverse tout en durcissant celle du « civilisé » de notre propre camp.

Rappel opportun d'une barbarie bien de chez nous

Nous ne ferons pas ici la liste, très noire et très longue, des crimes de la résistance partiellement répertoriés par les historiens. Cependant, un petit rappel des faits à propos des grands massacres de Sétif et Guelma déclenchés le 8 mai 1945 ne sera pas de trop pour éclipser les effets de manche de la rhétorique sarkozienne. Voici un extrait de Wikipedia à ce sujet :

    Les massacres de Sétif et Guelma sont des répressions sanglantes d'émeutes nationalistes qui sont survenues en 1945 dans le département de Constantine en Algérie durant la période coloniale française.

Elles débutent le 8 mai 1945 : pour fêter la fin des hostilités et la victoire des Alliés sur les forces de l'Axe, un défilé est organisé. Les partis nationalistes algériens, profitant de l'audience particulière donnée à cette journée, décident par des manifestations pacifiques de rappeler leurs revendications patriotiques. Après des heurts entre policiers et nationalistes, les manifestations dégénèrent en émeutes et provoquent d'abord des massacres d'Européens dans les régions de Sétif et Guelma. L'armée française exerce alors une répression qui va prendre des proportions considérables et durer plusieurs semaines.
   

Il y aura parmi les « Européens » plus d'une centaine de morts et autant de blessés. Le nombre des victimes autochtones, difficile à établir, est encore sujet à débat ; les autorités françaises de l'époque fixèrent le nombre de 1165 tués, un rapport des services secrets américains à Alger en 1945 notait 17000 morts et 20000 blessés, le gouvernement algérien avance le nombre de 45 000 morts, alors que suivant les historiens le nombre varie de 8 000 (Charles-Robert Ageron, Charles-André Julien) à 45 000 victimes.

(………………)

La répression, menée par l'armée et la milice de Guelma, est d’une incroyable violence : exécutions sommaires, massacres de civils, bombardements de mechtas. Deux croiseurs, le Triomphant et le Duguay-Trouin, tirent plus de 800 coups de canon depuis la rade de Bougie sur la région de Sétif. L'aviation bombarde et rase plus ou moins complètement plusieurs agglomérations kabyles. Une cinquantaine de « mechtas » sont incendiées. Les automitrailleuses font leur apparition dans les villages et elles tirent à distance sur les populations. Les blindés sont relayés par les militaires arrivés en convois sur les lieux. À l’image d’une milice de 200 personnes qui se forme à Guelma sous l'impulsion du sous-préfet André Achiary qui distribue toutes les armes disponibles, soit les 60 fusils de guerre qui équipaient les tirailleurs et se livre à une véritable chasse aux émeutiers. Pendant deux mois, l’Est de l’Algérie connaît un déchaînement de folie meurtrière.
                 De nombreux corps ne peuvent être enterrés ; ils sont jetés dans les puits, dans les gorges de Kherrata en Kabylie. Des miliciens utilisent les four à chaux pour faire disparaître des cadavres. Saci Benhamla, qui habitait à quelques centaines de mètres du four à chaux d’Héliopolis, décrit l’insupportable odeur de chair brûlée et l’incessant va-et-vient des camions venant décharger les cadavres, qui brûlaient ensuite en dégageant une fumée bleuâtre.

Le but de ce rappel n’est pas ici de se prêter au jeu des cadavres que l’on sort des caves de Barbe Bleue enfouie dans l’histoire des guerres sales pour demander des comptes à leurs auteurs présumés. Toutes les guerres sont sales et conservent des zones d’ombre que personne ne souhaite mettre au jour, hormis peut-être les descendants directs des victimes n'ayant pas fait leur deuil. Toute l’histoire est traversée de bruits, de fureurs et d’horreurs sans nom qui méritent, sauf pour les cercles retreints attachés aux reliques tragiques, et pour les historiens, d’être laissés au silence sépulcral de leur anonymat. 

Il est aussi des victoires et des défaites, des résistances et des redditions, des héros tombés au champ d'honneur ou fauchés au poteau d'exécution, des peuples sacrifiés, des victimes immolées dans l'ombre de chaque conquête, de chaque repli historique dont l'humble souvenir élève au sentiment tragique de la vie ceux qui le cultivent. Et comme tous les rites, ceux-ci doivent être respectés.

Mais l’exhumation unilatérale et spectaculaire d’horreurs particulières permettant de pointer un doigt accusateur dans une direction spécifique tout en nimbant de sainteté ses propres exactions est précisément ce que nous entendons par trafic de mémoires et qui doit être dénoncé sans concession.

Non Monsieur Sarkozy, vous ne nous ferez pas prendre les vessies pour des lanternes !

Et d’ailleurs, vous ne trompez plus grand monde avec vos actes de contrition sur la poitrine des autres.

Quelques commentaires décapants

Voici, en guise de conclusion, quelques réactions de lecteurs désabusés du Figaro à propos des récentes bavures et des commémorations fabriquées de toutes pièces  qu'on tente de nous faire avaler :

capjuby - 25/08/2008 17:39:20

Il ne manque plus que ce sombre idiot de sarko pour venir se faire mousser au sujet de MAILLE ça le fera remonter dans l'opinion publique à cet analphabète illettré de surcroît

 

enak - 25/08/2008 17:02:17

Près de 20% d'une population communale massacrés, mais dans le contexte de l'été 1944 qui sent déjà le début de la fin du IIIème Reich, avec ses innombrables et abominables exactions, je comprends que dans cette petite commune on n'ait jamais digéré cet oubli mémoriel, en un temps où tout est sujet à devoir de mémoire. Pour autant avec M.SARKOZY et le parallèle fort opportun pour ses intérêts auquel il se livre, de nature à faire digérer à l'opinion publique l'intervention militaire en Afghanistan et les pertes humaines en découlant, on peut se demander si cela ne serait pas, comme il a l'habitude de le faire, une instrumentalisation de plus! "Maillé veut comprendre", mais a t-on une explication à fournir sur les atrocités bi-millénaires des hommes en temps de guerre? Maintenant, "les anciens" ont le droit à la reconnaissance nationale de leurs épreuves passées dans le terrible contexte 1939-1945, sur lequel, n'en déplaise à beaucoup, on a certainement pas tout appris.

 

sinjust - 25/08/2008 16:46:38

Reconnaissons à Sarkozy le mérite de sortir cet épisode tragique de l'ignorance et de l'oubli... On ne sait pourquoi certaines choses persistent et d'autres s'effacent rapidement. Quant à comprendre les raisons de ce massacre, il s'agirait de ("simples") représailles suite à des actions de la Résistance...

 

Josephine - 25/08/2008 15:59:01

Je suis tout à fait d'accord avec Majdad et Patrick. Et est-ce que le fait de savoir la vérité sur qui a perpétré ce massacre va changer quelque chose ? Toutes les commémorations ne changeront rien au fait que quand il y a la guerre, c'est toujours pour une "bonne cause" (surtout quand il s'agit de s'approvisionner en pétrole....) et qu'il y a toujours des civils qui périssent malgré les soi-disant frappes chirurgicales dont on nous a parlé pendant des semaines lors des récents conflits, qui durent toujours et qui ont apporté leur lot quotidien d'horreur...On n'en parle plus parce que "le bon peuple", c'est mieux de le garder dans l'ignorance... et dans quelques années des drames comme Maillé ressortiront dont on ne parle pas aujourd'hui et une fois encore on se demandera "Pourquoi, Pourquoi" ??? Il n'y a pas de réponse, ni de justification et peu importe qui a agi, ou sur les ordres de qui, .....c'est la folie des hommes dans leur position de dominant.

 

majdad - 25/08/2008 14:59:52

Concernant l'identité des massacreurs, n'a -t-on pas peur, de surtout découvrir la véritable identité des soldats de l'armée allemande ayant perpétré ce massacre, dont on sait que tous n'étaient pas à l'origine de nationalité allemande mais incorporés d'office dans cette armée . Pour faire plus clair n'a -t-on pas peur de découvrir que des "malgré nous" dont on sait que certains avaient participé quelques jours plus tôt au massacre d'Oradour, faisaient partie des "massacreurs"...........?????????????

patrick - 25/08/2008 14:22:12

Sarkozy va nous refaire chaque année le coup d'un Guy Mocquet bis. Les horreurs d'une guerre qu'il n'a pas connu lui donnent de quoi se la jouer compassionnel jusqu'à la fin de son mandat. Porter l'avenir de la France ne lui suffit pas, il lui faut aussi faire celui qui assume le passé. Ce faisant, il ne l'assume pas, il s'en sert pour sa propre comm. Qui osera lui rappeler qu'à cette époque, pas si lointaine, ses futurs parents n'étaient même pas français ? Ceci explique sans doute cela. Il n'est assurément pas le mieux placé pour parler au nom des victimes de ces atrocités, mais qui s'en soucie quand il s'agit de remonter dans les sondages alors que la rentrée sociale et économique s'annonce difficile ?

martineau - 25/08/2008 13:43:18

Ce n'est pas étonnant du tout, la même chose se répète en Afghanistan ou en Irak, chaque fois qu'une armée d'occupation subit des dégâts, elle se venge sur les civils, en 1944 c'était avec des canons, aujourd'hui c'est avec des avions de combat qu'on s'en prend aux civils ( 84 morts il y a à peine 4 jours en Agfghanistan ). alors je pense qu'il faut plus se poser de questions " pourquoi ", ça saute aux yeux.

herve - 25/08/2008 13:31:39

En Afghanistan aussi, un jour les enfants du village ou 90 civils se sont fait massacrer par l'otan se diront "mais pourquoi ??"

la haine - 25/08/2008 13:31:32

La haine tout simplement les Allemands avaient la haine des Français et se sont défoulés sur ce village c'est tout. Regardez ce qui se passe dans nos banlieues profondes avec les racailles et autres islamistes c'est exactement ça. C'est marrant cet aveuglement des gens à ne pas voir la réalité !

  J.M.


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